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22/08/2006 You’re Gonna Say Yeah
| Report |
by MAY pour fm-r Grosse frayeur samedi matin lorsque j’émerge de ma tente, réveillée par la pluie qui tombe sur la toile. Dans la file d’attente pour la douche, tout le monde peste contre le crachin breton, et croise les doigts pour que ça ne dure pas. Nos prières sont vite exaucées. Les quelques gouttes tombées en début de matinée, auront tout juste servi à rafraîchir l’atmosphère, et n’auront même pas permis d’humidifier le terrain très poussiéreux. La programmation de ce samedi qui paraît à première vue moins alléchante que celle des jours précédents, sera pour moi sans conteste LA meilleure journée du festival : moins de grosses pointures, de groupes connus du grand public, mais une programmation très éclectique, faisant la part belle au rock et à l’électro, avec des groupes tels que les Huspupies, Lords of Altamont, Editors, ou encore DJ Champion! Comme chaque jour, c’est sur la scène Kerouac que résonnent les premières notes de musique de la journée. Ce sont les jeunes et charismatiques perpignanais de Hushpuppies qui ouvrent le bal. Leur nom ne vous dit peut-être rien, mais vous avez déjà probablement entendu leur tube « You’re Gonna Say Yeah », générique de la pub Mennen (pub qui leur a permis de financer et monter leur propre label) ! Découverts en mai dernier, lors d’un concert mémorable au Run Ar Puns à Châteaulin, j’attendais avec impatience leur venue aux Charrues, je n’ai pas été déçue. Les cinq acolytes qui ont fait pas mal d’ouvertures de festivals cet été (eurockéennes, paléo…), jouent aujourd’hui sur une de leurs plus grosses scènes. Olivier, le chanteur, au look délicieusement psyché sixties, paraît aussi à l’aise devant 20 000 que devant 200 personnes. Les perpignanais sont au taquet, enchaînant les riffs obsédants de claviers, et leurs sulfureuses mélodies bousculées par de subtils breaks et changements de rythmes. Les influences des Kinks et des Variations se font sentir. Le cocktail est explosif! Les premiers rangs sont à fond, un épais écran de poussière, soulevé par les pogos, masque la scène. Le reste du public a l’air conquis. Leur jeu est racé et nerveux ! La journée commence plutôt pas mal sous le soleil de Kerampuil. Sous le charme, je délaisse le concert des québécois les Cow-Boys Fringants, pour assister à leur conférence de presse. Les Hush sont contents de leur concert, et bluffés par le chaleureux accueil du public breton. En ce qui me concerne, rendez-vous est dors et déjà pris pour le 14 octobre prochain à l’Antipode à Rennes.
Abandonnons maintenant la musique pour faire place à la nouvelle lubie des Charrues : le spectacle comique! C’est la première fois en quinze années d’existence, qu’un humoriste est invité à Carhaix. C’est Jamel qui s’y colle sur la grande scène, pour présenter son one man show « Jamel 100% Debbouze ». Le concept ne serait-il pas un peu pompé sur le festival suisse, le Paléo, qui avait lui-même accueilli Jamel en 2004? Comme beaucoup de personnes je me demande ce qu’il vient faire là, au beau milieu d’un festival, dit « plus grand festival de rock de France » ! J’assiste tout de même au spectacle car le bonhomme m’est sympathique. On bouge difficilement dans la prairie. Il faut être sacrément gonflé pour affronter seul, du haut de son mètre cinquante, une foule de 55.000 personnes qui s’est déplacée pour écouter de la musique, faire la fête, et non pas pour assister à un spectacle comique. Pas facile à gérer ces festivaliers, il tentera en vain de tous nous faire asseoir. Le public réagit plutôt bien à ses vannes et participe au spectacle. Pour ma part ça n’aura pas été la grosse poilade, je le trouve cependant touchant à voir, là, tout seul, tout petit au milieu de cette immense scène. Bien mais sans plus. Je ne suis pas certaine que ce genre de spectacle se prête à tel rassemblement. Espérons qu’il s’agira là de l’ultime tentative des charrues, en matière de spectacle comique.
L’heure de l’apéro venue, je visionne le début du concert d’Orange Blossom depuis le grand écran du bar VIP. Après l’entracte humoristique, les Orange Blossom remettent le feu dans la prairie, avec leurs chansons aux sonorités orientales, oscillant entre musique traditionnelle et techno. Un cocktail magique. Cali prend ensuite le relais sur Glenmor. Ce dernier déjà présent en 2004 sur Xavier Grall avait déchaîné les passions, et est très attendu pour son retour en terres bretonnes. Les festivaliers se massent devant la grande scène. Ca tombe très bien, j’ai faim, je n’aurais pas à faire la queue pour manger ma tartiflette. Quelques minutes avant la fin du concert de Cali, je rejoins le devant de la scène Kerouac, pour être en bonne position pour les Editors, les nouvelles révélations de la scène Revival New-Wave anglaise, souvent comparés à Joy Division et Interpol. Le second très bon concert de la journée. Leur jeu de scène est minimaliste et carré. Je ne m’attendais pas à ce que ça bouge autant. Les quatre gars de Manchester jouent leurs morceaux avec une énergie hallucinante. Une fois de plus un nuage de poussière envahit les premiers rangs. De quoi se mettre en jambe pour les très attendus Madness. Les pappys du ska étaient attendus au tournant pour leur seul passage en France cet été, mais ils n’ont malheureusement pas été à la hauteur de nos espérances. Dès l’entrée en scène du groupe, ce sont les premiers accords de « One Step Beyond » qui se font entendre, et cela à la surprise générale. Comme pour évacuer un fardeau qui deviendrait trop lourd à porter, comme pour ne pas baser un set uniquement sur l’attente d’un seul et unique tube, le morceau est expédié dès l’ouverture et sera suivi d’un enchaînement de leurs autres tubes. La mécanique est bien huilée, mais ça manque de folie et d’originalité.
De l’énergie, de la folie, en veux-tu, en voilà ! Les métallos de The Lords of Altamont ont réveillé tout le monde, et débouché les oreilles obstruées par la pop de Cali. Du rock de biker, du vrai. Ce combo garage punk, qui puise son énergie sonore chez les Stooges, MC5, Ramones, Cramps, ou encore Sex Pistols, joue à fond sur les clichés : les mecs sont tatoués jusqu'aux ongles, vêtus de cuir de la tête aux pieds, la palme revenant au batteur, avec sa casquette en cuir, digne des Village People. Sous leurs airs de mauvais garçons, ils nous délivrent un rock ‘n roll qui fait du bruit, à base de guitares, basse, batterie, Farfisa et cris. Le batteur cogne ses fûts magistralement, sans jamais se départir de son grand sourire! Les batteries sont renversées, les claviers jetés par terre. Les guitaristes poussent les amplis à fond, le bassiste saccage son instrument, et le chanteur/organiste hurle en malmenant son Farfisa. Sans rien inventer, les cinq Lords ont fourni une brillante démonstration de leur savoir-faire scénique.
Changement d’ambiance sur la scène Xavier Grall, avec LA grosse surprise du festival : DJ Champion. Le DJ Québécois avait fait sensation l’hiver dernier lors des Transmusicales de Rennes. Il persiste et signe à Carhaix. Il est aux platines, accompagné par les G-Strings (quatre guitaristes et une bassiste), et d’une chanteuse Betty Bonifassi (la voix des triplettes de Belleville). Champion tel un chef d’orchestre électronique, mène son petit monde à la baguette. Les musiciens obéissent à un code gestuel, balançant d'énormes riffs sur des beats techno, envoyés par les machines du DJ. Il faut jouer des coudes pour pouvoir pénétrer dans le champ et se rapprocher de la scène. Le petit pré s’est transformé en véritable dance-floor, où se déhanchent quelques 20.000 personnes, sur un son hybride entre techno et rock. Il improvise de longs jams pendant plus d’1H30. Le rappel n'en finit plus. On aurait bien dansé sur les rythmes de DJ Champion jusqu’au bout de la nuit, mais toute bonne chose à une fin. Il est temps de rejoindre le camping, où la fête continue au bar de Nours, l’endroit où se retrouvent les bénévoles qui ne veulent pas aller se coucher.
26/02/2007 J'ai trouvé que le volume était vraiment trop faible pour jamel, tendre l'oreille pendant une heure c'est pas possible ! by jyeff
10/09/2006 Bonjour!
Je voulais savoir si vous aviez les paroles de "you're gonna say yeah" et si il était possible que vous me les envoyiez?parce que je ne les trouves pas sur internet...meric beaucoup
"rock was rock is rock will..." by missangele07
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