FM-R la communauté d'infos sur les festivals par des festivaliers.
 
 
Le mag
Rockomotives : le video-report
Transmusicales : Rencontre avec Jean-Louis Brossard (2/2)
Transmusicales : Rencontre avec Jean-Louis Brossard (1/2)
Furia Antistatic 08 : Psykup, JMPZ, Unco, From monument...
Nördik Impakt 10 Novembre 2008 (livereport)
 
  Rechercher
   
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
06/09/2008 Summercase : Sex Pistols, Kaiser Chiefs, Kings of Leon, Kooks, Breeder
Report
by gringo pour fm-r


Cette seconde journée commence sympathiquement avec PETE AND THE PIRATES. Ce groupe est typique de la programmation NME du Summercase, avec leur coiffures affreuses et leur acné mal assumée. Bref ça fait penser à tous les autres bidules sortis depuis le succès de Franz Ferdinand... Dans 2 ans on s'en souviendra autant que The Music ou Oasis, ces groupes qui n'auraient jamais du faire d'autre tournée que celle de leur pub du Yorkshire. Mais ça n'en reste pas moins agréable assis dans l'herbe.

Le chanteur des MYSTERY JETS est encore plus laid, tatouage au cou et bracelets ridicules tout le bras. Encore une fois on peut définir leur musique comme sympathique (comme si la musique était faite pour être sympathique....). Les KOOKS suivront. C'est du même tonneau et on décide rapidement d'arrêter le massacre en fuyant sur le stand Guitar Hero (C'était ça ou le guitariste de Vincent Delerm). On espère y trouver de la bonne musique. Manque de bol on tombe sur l'édition spéciale Aerosmith...


Arrive ensuite DORIAN, groupe espagnol, qui comme souvent pour les groupes espagnols ne mérite pas plus de trois lignes de chronique. Disons que ce qu'ils font était déjà ringard à la mort de Kurt Cobain.


En parlant de vieux grunge, c'est aux BREEDERS de monter sur la grande scène. Kim Deal et ses amies font depuis la fin des Pixies d'excellentes chansons. Mais aïe. La chanteuse n'a plus un brin de voix. L'excellente Huffer est ainsi totalement massacré. Ayant suffisament vue d'idoles pathétiques la veille après le pitoyable concert des Verve, je décide de fuir le plus vite possible vers LOS CAMPESINOS! Et je passe un très agréable moment. Leur rock fanfare dans la lignée d'Arcade Fire (de Funeral) ou d'Animal Collective donne vraiment l'envie de bouger, et je ne m'en prive pas. Le chanteur y met du sien, tout heureux de jouer dans un public plus large que d'habitude et dans une excellente ambiance. La journée démarre enfin sous le soleil finissant de Barcelone.


Après quelques pérégrinations (un festival de bord de mer reste quand même agréable) je vais me placer devant l'un des groupes les plus attendus du week-end, KINGS OF LEON. Depuis leur premier excellent album (le meilleur des trois), le groupe s'est progressivement construit une réputation et un public. Le show est très bien rodé. Le chanteur, Caleb a eu la bonne idée de couper le catogan affreux qu'il traînait l'an dernier et que le faisait ressembler à Francis Lalanne en encore plus laid. Le groupe propose un show bien huilé qui n'en reste pas puissant et jouissif. S'étant remis d'un mauvais deuxième album, à quelques semaines de la sortie du quatrième (au single prometteur), la machine est lancée pour faire des Kings l'un des très grand (et très gros) de ces prochaines années. Ne manquait que Califonia Waiting pour LE show parfait.


Et enfin vint DIEU. Après avoir réussi à s'être débarrassé de cette verrue de Sid Vicious (qui selon Rotten, n'était qu'un porte-manteau destiné à boucher une place vide) les SEX PISTOLS reviennent nous voir à chacun de leurs découverts bancaires. Après une première reformation dans les 90, la tournée Filthy Lucre Tour (cette tournée pue le fric), où le groupe déclarait déjà avoir enterré ses vieilles querelles au nom d'une cause commune : l'argent du public; le groupe a renouvelé cette expérience en 2003, le Piss off tour. Ils reviennent cette fois-ci pour une tournée joliment appelée Combine harvester tour. Pour les anglophobes sachez que cela signifie double-moissonneuse batteuse... tout un programme. Surtout quand on sait que cette tournée a débuté dans un casino de Las Vegas.

Dit comme ça, ça ne paraît pas très alléchant (des gens qui jouent pour le fric... pouah !), mais au final ce n'est pas pire que tous ses groupes indés qui pour chercher la thune acceptent même de jouer dans la hall à bestiaux de Bercy, ou qui ne se sont jamais séparés à cause du fric (Oasis, Stones, ...) alors que la date de péremption est passée depuis longtemps (même les restos chinois refuseraient de servir du Mick Jagger).

Le set a la bonne idée de commencer avec 10 minutes d'avance. Après avoir calé en fond sonore la chanson nationaliste There'll Always Be An England, Rotten et ses amis arrivent... L'idole est vêtue d'une sorte de treillis feuillu très laid, qui avec sa crête blonde a pour résultat de le faire ressembler à un gros poulet. Un poulet sous acide précisement. Le concert démarre à 100 à l'heure par Pretty Vacant. Tout va y passer. Les tubes défilent aussi vite que les bouteilles de plastique sur Johnny Rotten (d'ailleurs les Sex Pistols restent les principaux bénéficiaires de l'interdiction du verre dans l'enceinte des festivals... il y a encore quelques années, se prenant une bouteille dans la gueule en début de concert, Rotten déclara au public «Vous vous croyez punks... vous n'êtes qu'une bande de petit con. Moi je suis punk et d'ailleurs je me casse HAHAHA »). Tous les regards se braquent sur Rotten. Il est l'aimant du groupe, provocateur, surexcité, génial. La fosse est en furie et ressemble à une cour des miracles. Vieux punks qui veulent se bastonner, grands espagnols suants, donzelles sublimes qui ne demandent qu'à slammer, bref joyeux bordel. Le concert n'aurait pu être mieux. God Save the Queen, No feeling, Holidays in the Sun, EMI, Anarchy in the UK... ne manque que My Way et London Calling, que nous réclamerons en vain. Seul bémol : un dernier rappel dispensable composé de deux reprises non moins dispensables (Silver Machine de Hawkind et Roadrunner de Jonathan Richman... vous connaissez pas, c'est pas grave). Sinon indiscutablement LE putain de concert du week-end.

Suite à cette prestation géniale nous errons un peu, passons quelques temps devant LEILA qui n'a retenu que le pire de la musique expérimentale, et attendons KAISER CHIEFS.

Si ce groupe en studio produit beaucoup de merde, les deux concerts auxquels j'ai précédement assisté (Wercher et Solidays) m'avaient laissé une excellente impression. Las, après la tornade Pistols, Kaiser Chiefs ne pouvait faire que pâle figure.... Comment écouter sérieusement chanter le popeux I predict a riot, quand Rotten a déjà plus qu'incarné cette révolte dans Anarchy in the UK. Bref tout ceci ne nous fait pas nous attarder, et c'est heureux que nous rejoignons la bande de charlots ratés qui partage notre chambre à l'auberge de jeunesse, en attendant de nous abreuver de Gaudi, sable et sangria. Car au-delà d'une programmation moyenne, le principal intérêt du Summercase est qu'il se déroule à Barcelone, avec des Barcelonais-es :-D

by Gringo & Cybermetisse





Actualités | Communauté FMR | Festivals | Forum | Contact FMR | Flux Rss
Powered by i-plus