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23/06/2009 Rock'n'solex - 7,8,9 Mai 2009 (livereport)
| Report |
by Jogging Vert pour fm-r Du rock dans ton moteur de solex. C’est LE festival étudiant le plus vieux de France. 42e édition cette année. Hormis ses mythiques courses de Solex (technique, vitesse, endurance, défilé) toujours cocasses, les bretons nous proposent chaque année une programmation sympathique, pour une équipe qui tourne d’année en année. Faut dire qu’à Rennes, ils ont déjà les Trans, les Tombées de la Nuit, la Mythos… Sacré concurrence. Là, l’ambiance est plutôt bon enfant, étudiante, limite roots. Les premières douces chaleurs de mai se font sentir. Allons descendre quelques bières sur les pelouses du Campus Baulieu. Goutons voir si le son est bon.
Jeudi 07 Mai 2009
Le jetlag est terrible, le décalage horaire conséquent. Nice/Rennes dans l'après midi. Pour se remettre d'un long voyage, rien de mieux qu'une soirée musicale, en compagnie de guests plus ou moins burnés. Première surprise : ils ont enfin changé l’entrée ! Fini l’entonnoir de 3m, avec 4 vigiles pour 10.000 personnes. Fini les évanouissements, les pleures, les cris… Enfin ! Les plaintes ont été entendues. Penser une entrée plus large est une excellente chose, encore fallait-il penser à inclure...une sortie. 22h10, tout juste arrivé pour voir les archi-bookés CARAVAN PALACE. Ils m’avaient séduit au festival Tisse & Métisse à Nantes en décembre. Là, l’euphorie des premiers amours est un peu retombée. C’est « dansant », c’est joli, mais assez répétitif : un beat électro très binaire et des solos de zigwigwi manouche. Heureusement que la sublime chanteuse est là (Il était une fois, 1975). Je m’en vais coller quelques autocollants fm-r aux endroits stratégiques : aux pissotières. Problème majeur du Solex : comme tout festival local, on passe une majeure partie de son temps à travailler ses relations publiques. 23h55, THE HERBALISER. Quelques bons souvenirs sur disque, de bons arguments sur le papier. Preuve que la rumeur populaire n’a pas tout le temps tort : en live, c’est terriblement chiant. Alors oui, c’est groovy… Mais tellement plat. Je trouve qu’il bénéficie d’un surplus de notoriété du fait d’être signé chez Ninja Tune (sans doute jouissif pour un programmateur de pouvoir se dire qu’il a booké un artiste Ninja Tune). La déception n’est pas aussi forte que face à Gotan Project à Art Rock, il y a deux ans. N'attendant finalement pas grand chose, leur mélange insipide d'électronique et de soul ne décolle jamais. Ça s’écoute, plutôt à 18-19h, avec un petit verre de bière et quelques olives. Pause sandwich raclette (ça c’est du sandwich !!! A mort le merguez-moutarde et le chippo-mayo). 01h30 SHANTEL. Souvenez-vous, il avait retourné les Trans en 2001 avec ses sons balkaniques. Ce soir, il pousse les disques, fait monter plein de monde sur scène, grimpe sur les platines, danse partout… Niveau performance musicale, c’est zéro : on appuie sur play et basta. Est-ce un dj ou un être un intermittent du spectacle grimé en résistant serbe, à la suite d'un pari stupide ? Pas détestable non, une vaste pochade plutôt. La musique ne se doit pas toujours d'être sérieuse et intellectualisée. Mais ça envoie pas mal, terriblement dansant ce dj kusturica. LegoPlage croit pourtant reconnaitre le Patrick Sebastien des Balkans. De là à chanter l’International sur un de ses morceaux… osé. Faut dire, l’alcool le transcende. 02h50, le SOUTH CENTRAL dj set débarque. Toujours capuches vissées sur la tête (Uhu ?). Toujours du bon gros son électro saturé. Son vicié et vicieux, saturé à souhait, des remixes putassiers. Mais putain, beaucoup trop de ruptures ! De cassures ! ça gâche toutes les montées… (où comment saboté du Rage). Quand on sait qu’ils se sont pris des sacs dans la tronche et une nuée de bras d’honneur en première partie de Prodigy à Paris, on comprend un peu. Playmo aime, mais les bières le rendent peut être aussi plus tolérant. 4h00 ? Une navette blindée de gens blindés et zou. Fin de soirée à l'alambic.

Vendredi 08 Mai 2009
21h, ça gruge sévère à l’entrée vip. Morceau choisi : - Ouais, nous 4 on est sur la liste Coreef. - Vous êtes ? Le grugeur s’approche de la liste, essaye de reconnaitre un nom et dit : - Là, je suis Mickael. - Ça m’étonnerait, c’est un de mes potes, et tu lui ressembles pas. - Ah… - Perdu les mecs, dehors. Je loupe tout le show des NAIVE NEW BEATERS à attendre des potes (saletés d’amis). Pourtant si drôle ces mecs (David Boring, Martin Luther BB King et Eurobelix), malgré leur branchouille-médiatique et leur électro-hypisante. Comme quoi des fois... Je me mets en condition pour TOOTS & THE MAYTALS. J’avais adoré à Bourges. La même ce soir. Du bon gros vieux reggae-ska à l’ancienne (malgré l’équipe qui a tourné elle). Rocksteady man ! Les classiques déboulent : 54-46, Louis Louis, excellente reprise de Monkey Man des Specials... Les oinjs tournent. Je revis mes 16-17 ans. Bravo messieurs. J’esquive les basses énoooormes d’IMPROVISATORS DUB MEETS IRATION STEPPAS (qui sera le dernier concert de Manutension…) pour airer et picoler à droite à gauche. De loin, ça semblait pourtant pas mal... Dernier groupe déjà : SUCCESS. Le fait que le groupe soit formé d’anciens des Strup-x m’avait un peu refroidi. Faut dire, les Strup-x étaient déjà constitués d’anciens des Percubaba (Tous les 3 ans, ils changent de groupe ! Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme !). Leur show me fera ravaler ma chique. Un vrai spectacle musical tellement le chanteur est habité. Le son est électro mais l’attitude est rock (reprises des Undertones, d’Iggy Pop). Une tornade qui me fait danser comme un barge jusqu’au bout de la nuit.

Samedi 09 Mai 2009
Je me fais violence pour arriver dès 20h sur le site. LYRE LE TEMPS est programmé très tôt. Je les loupé à Bourges et leur titre « A bout the trauma drum » a saisi mon attention (faut dire qu’il tourne pas mal ici et là). Le site est désert, 10 personnes quand le groupe commence. Dur dur de prendre une claque avec un tel non-public. J’essaye de faire abstraction de ce paramètre, mais leur son me plait moyennement. Hiphop, electro jazz. Ça passe en cd, mais pas tellement en live... Love is in the air tonight, Le Stade Rennais à l'assaut d'une coupe de France (contre Guingamp), attendue depuis 1971. Au festival : Les vastes écrans décrits sur le flyer du festival s'avèrent être des 17 pouces. Pour 200 personnes par écran, le résultat est déroutant. On se fiera donc aux mugissements de la foule. 2-1 score final, pétarade mouillée. En ville : La grande place est remplie d’environ 10.000 personnes, on se croirait en 1998. Pour la petite histoire, les rennais perdront contre les petits guingampais, les larmes couleront, les bars qui avaient exceptionnellement obtenus l’ouverture tardive rangeront leurs fûts, les feux d’artifice seront rangés au placard. Retour au festival. J’ai loupé La Caution, mais leurs lives m’ont souvent déçu. 23h00, ASIAN DUB FOUNDATION balance sa sauce, tellement périmée… La première fois fut la bonne, les cinq d'après, un aimable désastre. Le vieil adage « c’était mieux avant » est de mise. 01h45, BEARDY MAN. Un dj (jfb), et lui, le beatboxer magique. Séduisant. Ça se barre de temps en temps en drum’n’bass. Ça tabasse. C’est original. Le mec a de la prestance. J’aime. Playmo kiffe moins : Au mieux une rengaine reprise et malaxée au beatbox, au pire des crachas dans un micro qui ne font ni ne feront de la musique audible. Déception, compte tenu des vidéos myspaciennes. 02h45, BEAT TORRENT. La moitié de C2C (Pfel & Atom) qui cartonne en ce moment. Le vent en poupe les nantais… Et il faut dire que c’est beau (une animation visuelle faite par un graphiste, différente à chaque morceau), c’est callé (quadruple champion DMC quand même) et c’est dansant. Mais je leur reprocherais presque la facilité. Car proposer des remixs de Daft Punk, Rage, Justice, Prodigy ou Vitalic, c’est pas ce qu’il y a de plus dur. Mais leurs créas personnelles sont sympas et c’est vraiment propre. Limite birdy nam namisant de temps en temps. Fin de set gâchée par deux vigils au Q.I. proche du néant (juste en dessous de celui de Steevy). Ce genre de vigil fan absolu de Walker Texas Rangers, qui a arrêté ses études après avoir redoublé 6 fois le CE2 et qui s’est juré de faire chier ses congénères pour se venger de sa bêtise qu’il est incapable d’assumer. Morceaux choisis : saisie hyper-violente d’un mec pour vérifier qu’il avait son billet d’entrée (?!), chopage hyper-violent de quelques personnes ayant réussi à faire rentrer des bouteilles d’alcool, virage toutes les 10 minutes des gens venant sur la scène handicapé (pourtant inoccupée et accessible les jours d’avant). Oublions… Dodo. Tiens, dans le centre, quelques vitrines de magasins sont brisées, et dans la rue où je dors, il y a 8 camions CRS. Le foot, ça rend fou…

Conclusion
Complet tous les soirs. Un prog séduisante ou frileuse selon les gouts. Des sandwichs à la raclette et des tartiflettes infinissables. Des télés en VIP qui retransmettent les concerts, mais sans le son, car des djs mix par-dessus le tout ?! Une orga améliorée mais encore fragile (beaucoup ont grugé…). Bref, une bonne édition avec mention « peut mieux faire ».
La chanson du week-end : « Gallette-saucisse je t’aime, j’en mangerai des kilos, dans toute l’Ile-et-Vilaine, avec du lait Ribot. »
Playmobiiitch & Jogging Vert
24/06/2009 Pour rappel, même si ça a été dit rapidement:
L'orga de ce festival est entièrement étudiante (INSA) et l'équipe change entièrement chaque année... Et c'est comme ça depuis 42 éditions :) by psal78
23/06/2009 super chronique mais petite rectification, dans la section Toots&The Maytals, déjà c'est "louie louie" et "monkey man" est une des chansons de toots, the specials l'avaient reprise (amy winehouse aussi en même temps...) by eLMagicDice
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