« This one is for dancers ! » - 22 février, Belfort – Le Château. Manque pas d’air le chanteur de Jim Jones Revue. Voilà 72 heures qu’on se démène de bibliothèques en salles de concert, de bars en dancefloors et faut encore qu’on se fasse invectiver le dernier jour par un chanteur à noeud pap’. A sa décharge, on reconnaîtra au londonien d’avoir mis un peu de chaleur dans un dimanche aprèm qui en manquait cruellement. Jim Jones ? Ca sonne un peu comme des standards façon fifties ou sixties ; du Little Richard ou du Jerry Lee Lewis qu’ils disent dans les Inrocks. Un rock n’roll pur et dur donc qui ne ré-invente rien. Sans doute ce qui fait tout son charme. Un peu plus tôt, le duo allemand Schwefelgb squattait d’autres combles de la citadelle belfortaine. Une performance électro quasi-punk à vous faire remonter des souvenirs de nuits berlinoises. Comble du bonheur : la chemise cow-boy du frontman façon Buffalo-Grill de Moulins. C’est ce qu’on appelle avoir le sens du détail.

Mais avant la promenade musicale dominicale, il y eut La Poudrière, samedi, avec pas moins de six groupes à l’affiche. La veille, Charlie Winston fort de sa récente popularité radiophonique avait provoqué un véritable raz de marée adulescent dans ces mêmes lieux. Ce samedi, le calme est retombé, les lycéennes sont reparties mais ça ne gâchera pas notre plaisir de retrouver les O’Death, déjà entraperçus cet été de l’autre côté de l’Atlantique. Toujours aussi pêchu, toujours un rien country et toujours aussi crédible en live, les New-Yorkais assurent. Déjà torse poile sur scène, la bande confirme qu’elle pourrait bien passer l’été au soleil des festivals. Notre dernière nuit de GéNéRiQ s’achève finalement dans un tumulte électro, au son de Radioclit ou encore de Kap Bambino. Le duo bordelais démontre que les influences métal que lui prêtait le programme du festival n’étaient en rien usurpées. De quoi remuer un peu les derniers exités de la fosse à l’heure où le chroniqueur Fm-r commence à voir trouble. Dernières forces, dernières danses, derniers verres. Cette fois GéNéRiQ c’est bien fini. L’an prochain, c’est promis : I’ll be back !
Crédit photo : P.Belossat
> Review GéNéRiQ 09 - La liberté de l'Est (2/3) :
http://tinyurl.com/caztvo> Review GéNéRiQ 09 - La liberté de l'Est (1/3) :
http://tinyurl.com/c68hhg