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05/09/2009 Report MELT! 2009
| Report |
by enzo pour fm-r Le Melt! fait partie des festivals qui « montent » en Europe, il est pour sa 12éme édition soldout pour la première fois. C’est n’est pas vraiment une surprise au de vu son affiche, la crème de l’électronique (« mini » et « maximale »), une bonne dose d’indie rock, et tout les petits nouveaux de la pop mutante et dansante… Arrivé sur le site à une centaine de km au sud ouest de Berlin le vendredi, il y a déjà beaucoup de monde : il y a eu une « pré partie » le hier soir sur le camping, ce qui a déjà bien lancé l’ambiance… On jette les tentes à un endroit stratégique, et c’est parti ! Deux manières pour se rendre sur le site du festival, soit la navette depuis le camping ( 3 minutes), ou à pieds (15 minutes). Deuxième option, pour se mettre dans l’ambiance, la marche au bord du lac avec en fond les grues de 30 m de hauteur, ça aussi ça fait partie du Melt !
Jour 1 : La première claque que l’on se prend en arrivant, c’est celle du SON ! Puissance et précision, un régal de prés comme de loin. On est sur la grande scène (qui n’est pas si « grande »), et THE KLAXONS en profitent un max. Leur live est bien meilleur que par le passé… Les nouveaux morceaux sont bons, il faudra guetter l’album. La mauvaise nouvelle, c’est que METRONOMY et THE FOALS ont annulés… dommage. On va jeter une oreille à RADIOSLAVE sur la « big wheel », la grosse scène électronique en plein air : le dj est installé sur le coté d’une immense grue (le festival se déroule sur une ancienne mine à ciel ouvert, au bord d’un lac) et on peut danser un peut partout tout autour, original et agréable, on se marche pas dessus. Le set est classique, on aime ou on aime pas Radioslave ! On apprend alors qu’une scène (sur cinq) a été supprimée : il a en effet plu la veille, et la scène de « la plage » est noyée… les artistes prévus sont reprogrammés ailleurs, on mettra un bon moment à les retrouver ! On passe devant ROYKSOPP qui remplit la grande scène, on rate CRYSTAL CASTLES (vainqueur au nombre de t-shirt sur le festi) et même une bonne partie du concert de GOSSIP. Dommage, car ce que j’en vois est terrible : pure énergie et rien de surfait, les artistes sont prés du public (c’est sur la scène « gémini », un chapiteau à taille humaine). Il faut absolument que je les revois vite. On enchaine avec le premier gros morceau, APHEX TWIN & HECKER. Ne connaissant pas assez bien les artistes, je suis très curieux. Grosses infrabasses, c’est physique, impressionnant… mais pas à la hauteur de la légende AFX, en tout cas pour moi… C’était peut être réservé aux fans hardcore. La programmation est tellement fournie que l’on se permet de rater le buzz de l’été avec LA ROUX, mais aussi MATTHEW HERBERT. On se dirige alors vers DJ KOZE, qui lui ne me déçoit pas. C’est minimal, dansant, mental, freaky, c’est trés bon quoi ! La pluie commence à tomber, on rate le live de SIMIAN DISCO MOBILE mais c’est pas grave, on reste ! Ca commence à tourner à l’orage, puis carrément au déluge ! Les scènes extérieures ferment, bye bye MODERAT, DEADMAU5 et surtout TRENTEMOLLER. L’organisation nous demande de partir, mais ceux qui sont venu en t shirt (comme moi) préfèrent rester sous les chapiteaux, pas envie de se tremper. Je reçois entretemps un texto en direct du festival de Benicassim qui m’apprends que toute la soirée a été annulée pour cause de tempête… on ne va pas se plaindre ! S’en suit alors un sitting surréaliste où un cordon de la sécurité veut nous faire partir du chapiteau parce ce que nous ne serions pas en sécurité sous les bâches qui retiennent l’eau. On voit alors des photographes se servir de leurs perches pour faire basculer l’eau des bâches en les soulevant par en dessous, ça rigole, ça chante… Un grand moment ! ça finira pas devenir un carnaval avec des sacs poubelles distribués pour tout le monde, chacun invente son propre k-way avec ou sans manche, capuche, etc... et direction le camping ! Il est cinq heures et des brouettes… C’est donc sur le chemin du retour que l’on tombe sur la sixième scène du festival, le SLEEPLESS FLOOR, en clair, « la scène pour ceux qui ne dorment pas » ! Elle est située entre la sortie du festival et le camping, et pas mal sont déjà là entrain de danser en kway ! Mais à l’idée des deux jours restants, je décide à regret d’aller me coucher, pour cette fois…
Jour 2 : On se lève (tard) et le temps est un peu plus clément… une bonne nouvelle au vu de l’état des baskets… Le programme de la journée est chargée, on commence pas rater MATIAS AGUAYO qui passe trop tôt, et se dépêche pour voir CARIBOU, un des artistes en tête de mon programme ; c’est le premier concert que nous faisons dans le petit chapiteau situé à l’entrée, et ce n’est pas plein. Tant pis pour les absents, le concert est très bon, la configuration avec les deux batteries est là. Le live conserve l’aspect expérimental des morceaux, un régal. Une confirmation que cet artiste est assez unique. Sur la grande scène, c’est THE WHITEST BOY ALIVE qui donne un super live, je râle de ne pas avoir été là depuis le début, mais on ne peut pas tout faire : ça danse, c’est pêchu, c’est frais, à revoir. La scène de la plage est ré-ouverte aujourd’hui et on y retrouve THUNDERHEIST, un duo électro hip hop avec une chanteuse qui se donne à fond, on voit que le groupe n’est pas encore trop connu, mais ça promet, à suivre… On enchaine avec le deuxième gros morceau du festi (pour moi), ANNIMAL COLLECTIVE. Le live est assez barré, très expérimental avec des visuels psychédéliques intemporels. Je ne suis pas fan de leurs albums, trouvant ça assez bordelique, mais là c’est un live, et au lieu de trouver un gloubiboulga musical, je rentre dedans et danse sur des rythmiques vraiment tribales, il n’y a pas de style précis, c’est électronique, mais avec parfois des rythmiques reggae… difficile à décrire, mais une forte impression et un des meilleurs concerts du festival. Je n’ai pas la motivation d’aller voir la fin du mix de JAMES HOLDEN qui d’après les retours a délivré un set progressif assez terrible et reste sur la grande scène pour voir PHOENIX qui au vu du rush est très attendu ici. C’est vrai que leur dernier album est très bon et leur live l’est tout autant. Les frenchies sont à la hauteur de l’évènement et sont bien devenu un sacré groupe de pop. Bravo. On se dirige vers FEVER RAY, l’ex chanteuse de THE KNIFE ayant délivré un des meilleurs premier album de 2009. Le chapiteau est comble, tout le monde attends… entrée en scène très théâtrale, masques, etc... on attend le meilleur, mais le concert ne décollera pas, cette musique envoutante et froide arrivant peut être un peu tard dans la soirée… une grosse déception. On passe a proximité de DIPLO, mais son set ne me dis rien. C’est DIGITALISM qui joue sur la grande scène, c’est comble, ils jouent à domicile ! Leur électro est de plus en plus pop, avec pas mal de chants, c’est du bon mais les ayant vu déjà pas mal de fois, je préfère aller voir BOY NOIZE VS EROL ALKAN, les deux têtes d’affiche se produisant tout simplement ensemble pour la première fois : on dirait deux gamins en train de rivaliser sur le meilleurs titre a passer, ils s’amusent beaucoup et le public aussi. On a d’ailleurs droit en exclusivité à leurs premières compositions communes qui s’apprêtent à sortir, et ce n'est pas mal du tout. On continue avec un mash up entre Blue Monday coté Alkan et My Moon My Man remixé par BN : tout est dit. Rien de nouveau, mais toujours aussi bon. On décide de clôturer la soirée de ce coté-ci des scénes avec JESSE ROSE à la plage, et ce fut une très bonne idée ; un set house à l’anglaise, très dansant, le monsieur est en forme, et tout le monde suit. yeah ! Il est presque 7H, mais quand on est au Melt !, ça ne s’arrête jamais : direction le SLEEPLESS FLOOR, où vont s’enchainer toute la matinée, puis l’après midi (!) une bonne partie du label B PITCH avec SASHA FUNKE, KIKI, etc… et surtout une ELLEN ALLIEN en grande forme, qui elle aussi joue à domicile et gardera les platines très longtemps, un grand moment….il fait soleil, il est presque 17H, il est temps de se « reposer » un petit peu pour profiter du dernier jour….
Jour 3. Le Melt! festival est passé à 3 jour depuis l’an dernier ou BJORK se produisait le dimanche… Cette année c’est OASIS qui est la tête d’affiche de ce dernier jour. La programmation est beaucoup plus light, avec seulement les deux plus grosses scènes en action, ce qui permet de ralentir après le rythme des deux premiers jour…. Je commence par rater GLASVEGAS qui d’après les retours ne laissera pas un souvenir impérissable, et enchaine avec un autre frenchie qui cartonne, YUKSEK. C’est carré, efficace et cela fonctionne à merveille, mais je préfère aller voir KASABIAN qui m’avait laissé de sacrés souvenirs au FIB. Le concert est bon même si je préfère définitivement leurs premiers morceaux. La grande messe made in Gallagher se prépare, et la populace se presse vers la grande scène. On suit le mouvement et on n’est pas déçu : tous les tubes y passent, avec l’attitude exaspérante ou extraordinaire (c’est au choix) de Liam, OASIS is OASIS et pi c’est tout ! en ce temps là, on ne savait pas que l’on assistait à, apriori, un des derniers concerts du groupe. La chapiteau électronique clôture avec TIGA qui mets le feu, mais je préfère voir un autre buzz de l’été, PASSION PIT, qui sont très bon dans le style électro pop, mais ont un chanteur avec une voix assez spéciale… il est 02H00, le festival continuera jusqu’à 08H et plus si affinité sur le SLEEPLESS FLOOR qui a en plus ouvert une seconde scène dans un hangar attenant, avec entre autre un DANIEL STEFANIK très bon….Ces allemands sont inimitables…
Moralité : Le Melt ! festival est un must do pour tout amateur de musique électronique sous toutes ses formes. L’ambiance allemande y est très cool, et la bière très bonne. Le concept du sleepless floor, qui constitue en fait une sorte d’after sur place est assez unique. La programmation étant aussi composé de pop rock, cela permet de ne pas se cantonner à du strictement électronique, un bon compromis. Le site du festival est magique (je vous invite à voir les photos sur le site officiel) et surtout très grand, ce qui ne donne pas l’impression d’être écrasé malgré la très forte affluence. Le son est lui aussi très bon, ce qui n’est pas le cas dans tous les festivals. Et si vous ne souhaitez pas tomber sur votre cousin français relou en festival, n’hésitez pas à aller au MELT! vous compterez les français que vous croiserez sur les doigts de deux mains. Seul bémol, des douches propres, mais payantes à 1€. C’est en même temps pas la ruine, mais ça surprend la première fois… En clair, rendez vous l’année prochaine sur place, vous ne serez pas déçu !
07/09/2009 Dans le dernier Tracks, on pouvait suivre Tim Exile au dernier Melt! Et effectivement ça avait l'air très alléchant. Bon report et respect pour le 17h ;) by playmobiiitch
07/09/2009 On peut prévoir un meeting fm-r sur place l'an prochain.... by enzo
07/09/2009 Purée quelle prog... Et se coucher à 17h c'est bien trop tard ! by Jogging Vert
06/09/2009 Je veux y aller ! by berlintobarcelona
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