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27/09/2009 Report FME 09 : Là où bat le cœur du Québec
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by Sabresofparadise1 pour fm-r Du 2 au 6 septembre derniers, le Festival des musiques émergentes (FME) de Rouyn-Noranda – 7e du nom – proposait une immersion dans la production musicale québécoise (mais pas que…), une déambulation dans cette cité minière d’Abitibi-Téminscamingue, à la lisère de la civilisation et du nulle part et une rencontre avec quelques-uns des festivals européens majeurs… FMR y était, et pas peu fier !

Du Festival des musiques émergentes, nous ne connaissions pas grand-chose : l’enthousiasme de Sandy Boutin, son directeur bénévole (ndlr : et également manager de Karkwa), les chroniques alléchantes de l’édition 2008 de Brdr et les échos émus des journalistes qui y sont déjà allés. Le FME bénéficie d’une aura toute particulière, où l’exploration musicale le dispute à l’exotisme touristique.
Autant l’avouer tout de suite : pour me rendre au FME, j’ai dû accepter que mon empreinte carbone prenne quelques pointures supplémentaires ! A la ligne 10 du métro direction St-Cloud et les démêlés familiaux Gallager, j’ai troqué les vols Paris / Montréal puis Montréal / Rouyn-Noranda où pendant 1h30, entre un local de retour dans son Abiti de cœur après plusieurs mois passés sur une plate-forme pétrolière dans l’Arctique et les discussions de représentants de festivals européens, j’ai eu tout le loisir de considérer le pari d’organiser au cœur des forêts canadiennes un festival musical généraliste.
Car pendant 5 jours, le FME s’empare de Rouyn-Noranda comme le font – ou l’ont fait - Iceland Airwaves à Reykjavik ou les Transmusicales à Rennes, avant leur migration vers le Parc expo. Côté organisation, cette édition 2009 avait pris le parti d’investir de nouveaux lieux, aux caractéristiques très différentes : une soirée de lancement à l’université (avec un plateau dont on retiendra la prestation électro-pop d’Arianne Moffatt), un Piknik électronik sous un soleil radieux (où l’on a repéré l’électro efficace - et montréalaise - de Le Matos) ou encore des afters-shows installés dans une ancienne église arrachée à un projet immobilier (avec une Arianne Moffatt dont la prestation aura gagné au passage en proximité). Ce sont en tout deux zones bien distinctes de cette ville qu’occupe le FME où les scènes du Paramount et du Petit Théâtre tiennent une place centrale. Une scène disposée en pleine rue et divers bars investis (dont le fameux Cabaret de la Dernière Chance !) complètent ce dispositif scénique intelligent qui, pendant 5 soirs, vous fait profiter d’une programmation dont, outre les noms précédemment cités on pourra relever : la pop discrètement susurrée du lumineux Patrick Watson (attention, l’attachant Canadien est en tournée française en novembre), le hip hop acadien de Radio Radio, l’électro-punk « back to the 80’s » de The Cougarettes, les ex-The Dears de For Those About To Love ou encore le bluegrass contemporain de Lake of Stew. Rajoutez-y l’image d’Epinal – mais ô combien justifiée – du sens de l’accueil des québécois et des horaires qui vous permettent d’aller explorer les alentours et vous aurez un festival qui à toute sa place dans le circuit des événements phares.
Comment dès lors ne pas conseiller un passage au FME, profitant ou provoquant un séjour dans le pays, à l’instar de ces trois touristes mulhousiennes rencontrées qui n’ont pas craint les huit heures de route séparant Montréal et Rouyn-Noranda pour vivre le festival dont elle n’avaient entendu parler que quelques jours auparavant… Commencez à économiser !
Photo / Alex / http://www.flickr.com/photos/exexalex/
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