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01/07/2008 Printemps de bourges - Livereport avril 2008
Report
by Jogging Vert pour fm-r


Au mois d’avril, ou est-ce qu’on peut danser comme des débiles ? Comme tous  les ans, deux choix s’offrent à nous : Garorock ou Bourges. On opte pour le plus propre des deux. Certes ce vieux festival est réputé aseptisé, mais il y a des choses très intéressantes dans la prog. C’est tipar pour Gebour.


JEUDI 17 AVRIL 2008

Arrivée sur Bourges vers 18h, plantage de tente, sandwich, picole. Zou, on file en ville. Petit tour du centre et de son allure de foire : partout des vendeurs, des scènes, des sponsors. On retiendra le stand McCain avec ses paquets de frites gratuits styles paquets de cigarettes, le stand prévention routière ou tu essayes des lunettes pour feindre l’alcoolisme (eh, on en a pas besoin de tes lunettes ! N’est déjà plein) et le chinois qui nous abreuvera de nems et autres rouleaux de printemps pendant tout le séjour. On a pris nos marques. Ce soir, on ne fera que le Palais d’Auron, qui accueille la grande famille d’UWe et consorts. 20h, c’est MIX MASTER MIKE qui débute. Un peu tôt pour la star (dj des Beastie Boys), mais au poil. On ne peut certes pas profiter de plus de 40 secondes d’un morceau (juste quand tu commences à jumper ou kiffer, c’est selon), mais achement efficace. Les SVINKELS enchaînent. Ils jouent avec un backing band (guitare, basse, batterie, clavier). Y a pas à chier, ça vaut pas Pone (qui apparaît dansant sur un des morceaux). Les nouveaux titres ne sont pas grandioses. Les anciens se font vieux. Tain, les alcoolos du Svink ne vont pas nous faire une « TTC » quand même ? A suivre… Le temps de sortir boire une bière à la fraiche, faut déjà y retourner. Les BIRDY NAM NAM sont attendus au tournant car leur reconversion électro, puant le surf sur la vague du moment, en fait douter plus d’un. Il faut dire que les cadors français (avec C2C) du hiphop façon DMC tombant dans l’électro pile poil pendant la post-french-touch-2, ça titille légèrement… Le résultat est sans appel : ils ont retourné le Palais d’Auron. Moins novateur dirons certain. Perso, je ne trouve pas. Ces gars là ont juste une large culture musicale qu’ils peuvent adapter à leurs savoirs. Reprise d’Abbesses tonitruante. Show visuel très « pixélisé » et très classe. Virage réussi ! Pour finir, YUKSEK, la valeur sure qui monte. Son électro clubbing va marquer nos esprits : concert dantesque. Du jump bordélique pendant 1h. Seul bémol, arrêtant son set à la demande l’orga (timing oblige), il engueule le public de siffler alors qui nous a fait danser ?! C’est pas toi qu’un siffle du con, c’est l’orga pour qu’elle te laisse continuer ! Quel naze… C’est déjà fini. Au Phenix, on a loupé Moriarty et sa mélancolie, Yael Naim et son ordinateur hypra fin, Thomas Dutronc et son père, Cali et sa gauchitude nécessaire. Ce dernier a apparemment fustigé les vip « qui se bourrent plus la gueule en vip qu’ils ne voient de concerts ». Tellement vrai ! On cherche le 22 ouest, mais l’alcool nous a déjà conquis. On trouve finalement le Magic Mirrors, salle réservée aux VIP voulant se finir au champagne. Ce soir, l’after show est assuré par les Birdy, Yuksek, Mix Master Mike. Pone mixe justement…et 6 personnes dansent. Ok, on rentre. Sur le retour on croise les Birdy entrain de plier bagage. Mike pisse pendant que son chien le regarde : « eh, il est un peu gros ton chien ? » « Et toi t’es pas gros ?! ». Ok, on rentre.


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VENDREDI 18 AVRIL 2008

Réveil difficile. Le voisin, qui écoutait hier du System of a down à notre arrivée, a trouvé bon d’écouter très fort du M.A.P. dès 11h du mat. Putain, un beauf. Petit déj’, lavage de dents, préparation des mélanges (dès le midi, c’est hard, quand tu cuves encore ceux de la veille). On se ballade dans Bourges. Une ambiance de fête de la musique rôde : des petits groupes tous les 20m sur les trottoirs (soit de la percu, soir du rock, et oui). Une nénette nous agresse pour qu’on achète le cd du groupe de ses potes… qui n’ont pas encore commencé à jouer : « Bah, attends qu’on écoute au moins ! » « Nan mais c’est super, c’est un petit groupe, ya un dvd aussi » ! Société mercantile… Faites des enfants, pas des intermittents. On s’arrête à la cathédrale, très belle. Camille nous file sous le nez. Retour au village. On nous a refilé un filon : tous les soirs à 19h, le Maire offre un pot géant aux « pros ». Du coup, tous les pique-assiettes sont là (90% des gens ?) pour rafler le mousseux et les petits fours de haute qualité. Même les vieux foutent des coups de cul pour assurer leur place au soleil (devant le buffet). On envoie quelques mails du car internet libre service, histoire de faire vrai vip (autant vous le dire, ça se la pète grave en vip). On découvre une énorme armoire cylindrique à casier : superbe idée, tu peux y laisser ton sac, tes clefs, tes bouteilles. 18h, FAT FREDDY’S DROP se fait entendre. Désolé, il a beau pleuvoir, le son qui nous parvient du Phenix à pas l’air mal du tout, mais l’apéro c’est l’apéro. Une bière (à l’eau donc), c’est sacré. On décolle pour voir un petit bout de KENY ARKANA. Elle a du pep’s cette fille là. On ne comprend pas tout (car le son du Phenix est dégueulasse et ultra fort). Le public est assez drôle : un mélange de roots et de cailleras, tous fumant des pétards. Eh, fumons des joints, ça nous rassemble smile Il y a d’ailleurs des jeunes vraiment jeune (12 ans pour certain ?). Coup de vieux. On file en face, au Palais d’Auron. En passant devant le stand Le Mouv’ on croise Sébastien Tellier, très imbu de sa personne, suivi de quelques groupies qu’il ignore. Sacré lui. Problème pour rentrer par la porte VIP du Palais (pourtant jusque là parfaite). On nous dit que c’est blindé. Mouais. Sceptique… D’autant plus qu’un gars de l’orga (on ne peut plus pédant) fait entrer des gens, au facies, une sur deux, selon son humeur visiblement. Au bout de 10 minutes on finit par rentrer. Dedans, DJ ZEBRA a déjà commencé son Zebramix [Au passage, il y a encore pas mal de places dans la salle… blaireau]. Le show est intéressant : du bootleg en live, un Radio Soulwax Nite Versions à la française. Je m’explique, Zebra passe des instrus et un artiste vient chanter sa chanson sur le titre « inapproprié ». Sur certain morceau il y a même des zicos. Problème, le public le plus pourri du monde s’est donné rendez-vous dans la salle : le public soixantenaire venu voir La Rita Mitsouko. Ils sont moux, peu souriants, bref aussi vivants que Fred Chichin (On peut rire de tous disait Desproges…). Ils réagissent 2 fois, lorsque Cali entre sur scène. Ah les cons… Bon, faut avouer que sa reprise de « Je m’en vais » sur « Bloody Sunday » de U2 est pas mal du tout. Il y a aussi Leeroy du Saïan, Anis, Rubin Steiner, Dj Moule… Bilan, un concert bide, sans aucune ambiance, avec un concept scénique intéressant mais terriblement lassant (du à l’agaçant Zebra ? Tellement heureux et surexcité que ça en devient pénible ?). On part avant la fin. Manque de bol, on rate LE potin du soir (qui tournera sur toutes les lèvres) : gars Zebra a slamé à la fin de son show, les mains se sont écartées, il a mangé du bitume, un vigil a du venir le récupérer !! Assez violent d’après les dires !! Yeah, this is rock’n’roll !! Arrivée à la salle Le 22. Cette soirée éléctro-rock est pleine depuis pas mal de temps, normal vu le line-up. Devant, les gens picolent. Un jeune de 14-15 ans complètement ému (Vos classique bon sang…) nous alpage et nous raconte que son père est chef d’entreprise et qu’il a revendu 2 places pour s’acheter 4 paquets de clopes. Bon, on ne le frappe pas mais il méritait. 22h, la salle ouvre. Le 22 c’est la salle parfaite : 2 clubs de 300 places, 2 bars, 1 jardin, un stand bouffe avec des patates à 1€ et des tartines originales… Nickel. ZOMBIE ZOMBIE nous livre un set psychédélique. Un batteur et un clavier : expérimental mais enivrant. On change de pièce pour aller matter HOLY FUCK. Vlan, voici LA claque du week-end. J’avais accroché leur myspace, mais là, j’ai été subjugué (verbe du premier groupe). Prestation parfaite. Un électro-rock expérimental génialissime. Ils sont 4 ricains, 2 aux machines et vieux claviers, un batteur et un bassiste. Il y a des instruments inconnus, des sons chelous qui sortent d’on ne sait où. Tous les morceaux ont l’air d’être improviser, ont l’air de partir en couille, mais finisse tous par décoller librement. Vraiment LA découverte du week-end. Avec un nom de groupe pareil, ça ne pouvait être aussi bon qu’une bonne baise. Dur dur d’enchainer après ça. On va jeter un coup d’œil à SEBASTIEN TELLIER, le Chabal hype branlooze du moment. Un journaliste du Figaro (si si !!) résume parfaitement la sensation ressentie, je permets donc de citer Bertrand Dicale : « Belle foule bien serrée, qui rappelle une foule semblable en 2003 à la salle de la Cité aux Transmusicales de Rennes. « Concert ridicule de vanité et d’emphase », notais-je à l’époque. Ce fut l’explosion d’une baudruche, l’accablement de la maison de disques dès le lundi suivant au téléphone, un des plus sauvages dégonflages de buzz que j’aie jamais vus. Pourtant, il y a tous ces papiers récents expliquant combien cet homme pratique une pop sublimement inspirée. Allons voir, donc. Pull bleu ciel sur bedaine, lunettes désespérément polnareffiennes, tignasse à peine plus longue qu’elle n’est éparse. Verre à la main, discours un peu confus, sans doute très personnellement drôle. Deuxième ou troisième titre : Divine avec sa quête de voie lactée. Procol Harum, Aphrodite’s Child, Polnareff en ombre tutélaire, mais sans l’efficacité mélodique des modèles. Un peu la même sensation qu’aux Trans : une tentative d’un orgueil démesuré, une emphase de carton, un personnage d’une vacuité incommodante. C’est raté, terriblement raté». Tout est dit. Mauvais calcul : on prend notre pause repas pendant Midnight Juggernauts. Bon, la patate est très bonne il faut dire. On se place pour SURKIN. La salle n’est pas remplie, le gros du troupeau étant allé voir les très « IN » The Wombats. Tant pis pour eux. Les beats débarquent. A son habitude, le jeune Surkin démonte tout. Du lourd, du très très lourd. Il danse, saute, crie, sourit, boit. Du clubbing de haute volée, mais au naturel, sans grosse tête (c’est rare pour être noté).Toujours le meilleur dj français de sa catégorie à mes yeux. Détail : à la fin du set, le public gueule pour avoir du rab’. Surkin nous fait signe de faire plus de bruit pour faire céder l’orga et glaner quelques minutes de plus. Que certain en prenne de la graine. Comprendo Yuksek ? On zappe Danton Eeprom, mais pas les 3 loustiques de THE QEMISTS. De la bonne drum’n’bass pour finir, y a rien de tel ! Peu de gens dans la salle, mais tout le monde balance son corps n’importe comment : jouissif ! J’aime ces fins de soirée où, l’alcool et la fatigue aidant, les gens osent les gestes qui contenaient en début de soirée (Emile Zola, 1880). Je me souviens d’un Harder, Better, Faster, Stronger remixé façon drum, du meilleur effet. 02H20, le 22 ferme ses portes. On a pris cher ! Direction after vip au Magic Mirrors. Petit problème, on est 3 accrédités sur 4. Yen a un qui va rester sur le carreau. Mais à cette heure-ci, rien n’est impossible. Après 30 minutes d’essais peu concluant pour rentrer (le passage en force, l’embobinage du vigil, la fausse excuse, le coup du téléphone), on finit par réussir à faire rentrer notre ami (qu’on a déguisé pour l’occasion). On y est ! Pour nous remercier, il paye sa bouteille de champagne. After pittoresque et haut en couleur… La nuit sera longue…


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SAMEDI 19 AVRIL 2008

Levé de plus en plus difficile. Comatage au camping. On décide, d’un comme un accord plus que global, de ne pas aller voir le contest de Tektonik. On bouine tout l’après-midi. On hésite beaucoup entre les très bons concerts du 22 (Foreign beggard, Antipop consortium, Nneka, Tumi and the volume, Dub Pistols…) et les grosses têtes d’affiches du Phénix (Justice, Hives, Vitalic…). Le groupe opte pour le Phénix. En attendant on va scotcher sur EZ3KIEL au Palais d’Auron. Show visuel superbe comme d’hab. Une boule rebondit sur le public et déclenche une note à chaque contact. Puis on se retrouve dans un énorme opéra ou coule un bateau. On est totalement porté par les images et la musique. Un vrai voyage. Le public se ressert car SERJ TANKIAN, le chanteur de System of a down (pourvu que je ne croise pas notre voisin du camping), arrive. Je ne suis pas un fan du tout, mais il est vrai que certain son de son ex-groupe envoie la sauce. Après 30 minutes de retard (comblées par des balances en direct), le concert commence. Arf, paye ta daube ! Voilà une bonne grosse arnaque comme la musique sait en faire : un nom et rien derrière. Les morceaux sont mous (voir très très moux, limite pop gniaiseuse). A 100.000 lieux de la furie de System. On bouge. Dehors, j’essaie de refiler 2 places que j’ai en rab’ pour le concert du Phénix. Impossible. Personne n’en veut. Les vendeurs à la sauvette crisent sévère (dans l’cul ?!). Tant pis je file sous le chapiteau. J’ai loupé Blood red shoes et Gogol Bordello (qui ont parait-il marqués les esprits). THE HIVES a commencé. C’est blindé, je suis à 100m de la scène. Impossible de danser. Je n’accroche pas trop au rock des anglais, je préfère sortir. Même affluence pour JUSTICE. Mais je suis surpris par leur son, beaucoup mieux que tous leurs concerts précédents (Route du rock, Nördik..). On dirait qu’ils ont appris à mixer ?! Dans leurs faux amplis Marshall, on croit reconnaître une minable imitation du show lumineux du rubik’s cube d’Etienne de Crecy. Le son est pas transcendant mais carré, on ne transpire pas, juste on lève les bras à chaque montée imparable. Manque donc toujours une chose : que ça soit dansant bordel ! Peut-être que dans 2 ans… En tous cas, elle est loin la classe des Daft les mecs. La soirée se finit par celui qu’on attend tous : VITALIC. Le set commence calmement (au grand damne du public chaud bouillant et voulant en découdre d’entrée), pour monter petit à petit en puissance. Rusé le Vitalic, ils nous jouent les préliminaires. Il y a de nouveaux morceaux. Ça ne vaut pas le cd live exceptionnel d’il y a 1 an (que tout le monde attendait visiblement), mais ça reste la crème de la techno française. La « fin » du show va tabasser. Enfin les corps se touchent ! Les tubes nous déchainent : Poney Part 1, My friend dario, 10 minutes de La rock 01 et presque autant de The 30000 feet club. Il nous fait même une fausse fin, en passant une petite musique d’enfant pour clôturer le show… Les gens commencent à sortir et vlan la locomotive repart. Génial ! A la sortie pourtant, les avis sont partagés. On attend de le revoir cet été (vu qu’il est booké un peu partout à prix d’or…). Il est 2h. Ce soir, pas d’after vip, on se finit en bonne et due forme avec nos potes fraichement arrivés.


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BILAN

Le Printemps de Bourges est un festival fait pour les professionnels. On vous l’a dit, répété. Sans pass, impossible de profiter de tous les concerts, or les perles sont souvent éparpillées. Toute la famille des musiques actuelles & amplifiées se retrouve, même si elle parait beaucoup moins intéressée par les concerts qu’aux Trans par exemple. La prog du Phénix reste très populaire, mais a perdu de sa superbe, les têtes d’affiches sont moins importantes qu’il y a quelques années (le prix exorbitant des groupes étrangers nous dit-on…). Le 22 et le Palais d’Auron ont affiché de belles soirées. Les concerts des découvertes du printemps de bourges affichaient déjà de sérieux clients (Chinese man, Rafale, Lile narrative…) même si certains concerts étaient programmés à midi ! Pour les bons-points, je retiens Holy Fuck, Surkin, Birdy Nam Nam et Vitalic. Les cancres se sont bien démarqués eux aussi : le public de Ringer, Sébastien Tellier et Serj Tankian. Camille a bien évidement blindé ces 4 concerts. On a aussi loupé gavé de groupes (Ibrahim Maalouf, Gonzales, Blonde Redhead, Maison tellier, Babyshambles en zonzon…). Et finalement, le mélange entre vip, populaire, foire, fait tout le charme du festival. 32 ans d’existence tout de même. A oui, dernière chose, évitez le camping le plus proche du centre : très pratique, mais les gérants sont des gros cons. (On a été jusqu’à 10 sur 10m carré avec une borne électrique au milieu de l’emplacement).



02/07/2008
Pas de langue de bois... J'aime bien... ;)
by berlintobarcelona


02/07/2008
En fait, j'ai eu aucun pb, c'est juste de la com :) du buzz marketing :)
by Jogging Vert


02/07/2008
Respectez mes facultés innées à ne rien comprendre à l'informatique ! de dieu...
by Jogging Vert


02/07/2008
Ah bah avril + un gros contigent de vip ... c'est BOURGES sans aucun doute
by Fanch


02/07/2008
[quote=OscarTramor]Je dis Bourges, qui ouvre les paris? :P[/quote] Moi! Je parie tous mes biens sur Bourges!
by MAY


02/07/2008
Moi je dis "Garden Party de l'UMP" avec le duo Faudel-Barbelivien.
by berlintobarcelona


02/07/2008
Je dis Bourges, qui ouvre les paris? :P
by OscarTramor


01/07/2008
Phantom Festival je crois une festival sans groupes, sans scènes et sans vip
by Fanch


01/07/2008
Merci pour cette review.................. vide. Super festival... c'était quoi ?
by berlintobarcelona


01/07/2008
le 1er qui est capable de me dire combien de fois JoggingVert utilise le mot VIP, gagne toute mon estime!
by MAY



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