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18/10/2010 Nördik Impakt - 09 octobre 2010 (livereport)
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by Jogging Vert pour fm-r Le temps se rafraichit, la nuit tombe plus tôt, la pluie fait quelques apparitions, les mouvements sociaux et les grèves refont surface (cf 2007), l’équipe de France joue ses derniers matchs officiels : tous les signes annonciateurs de l'automne sont là... et donc du Nördik Impakt ! Sauf que cette année, il fait méchamment bon en Normandie. Cela pourrait donc compenser la programmation moins tapageuse que les années passées. Enfin rien qu’Aphex Twin sur le papier, ça a de la gueule. Deux soirées de repos dans la musette, je suis prêt pour une des nuits les plus physiques de l’année. Nördik, tu peux pas test !

SAMEDI 09 OCTOBRE 2010
Arrivée à 20h sur Caen. Kebab dégueulasse à la gare avec un serveur qui chie sur le festival à chaque client. Mini-accident automobile. Tiens, on peut être en t-shirt dehors ? ça change de l’habituel doudoune. Rencard radiophonique avec Radio 666, des Ferarock férus d’fm-r, ayant la vodka facile. Tiens, un pote de Berlin ?! Une heure et demi de diffusion de flyers-autocollants-affiches : je n’entend que le son lointain mais à l’electro-hiphop puissant de DAN LE SAC & SCROOBIUS PIP (le groupe au nom le plus pourri depuis Everything But The Girl). Début de soirée chargé. 22h30, il est temps de se caler devant la grande scène pour assister au show d’APHEW TWIN. Ce n’est pas encore plein à cette heure précoce : il y a les pour (permet d’attirer les inconditionnels apéro-saoulards-du-parking, le son d’Aphex Twin n’est pas dansant donc pas top de le mettre très tard) et les contre (trop tôt pour une tête d’affiche). Durant les 45 premières minutes, le pape de l’IDM ne lèvera jamais la tête, scotché à ses machines. En effet, cette musique n’est pas faite pour danser, mais pour être écouter. Ça part dans tous les sens. Insaisissable. La dernière demi-heure sera féroce (un peu comme dans le morceau Windowlicker, qu’il ne jouera pas). Les visages filmés en direct dans le public, se transforment en tête de Richard D. James, comme dans ses clips ou ses pochettes. Set étrange. C’est ce qu’on attendait, non ? 00h00, je découvre la belle (mais mal sonorisée) Second Flore : douze « plots » en cercle représentant les heures d’une horloge, avec la scène pour le 1 2 3. Joli. Tout droit venus de la ville du Snobfog et des Hybrides, LEXICON nous propose du sous-BestieBoys. Energique, énervé, original, mais un soupçon too much. 00h30 ADAM BEYER a repris le flambeau à la Mainfloor. Techno house qui groove comme il faut. LE moment de la soirée. Je prends le temps de contempler le plus gros vjing de ma vie : derrière les djs, un mur d’au moins 100m de long, recouvert de triangles imbriqués (faits au gaffeur !), avec des visuels projetés par-dessus. Incroyable création d’ANTIVJ, le collectif déjà fautif de l’étonnante création au Scopitone un mois plus tôt. 01h20 à la Lost Floor, DJ MEHDI & RITON tournicote et retournicote les potards de leur mixette (comme nous on fait en air-dj). Mouais, pas ma came. 02h00, CHRIS LIEBING dans une techno percutante mais moins sexy qu’Adam. Un sacré bon potage. 2h30, Sourdoreille paye son coup. 02h45, JACK BEATS fini son set sur des montées fluoacides. 03h00, BENGA enchaine sur une ribambelle de basses. Ça tabasse. Mais comme à Dour, je n’accroche pas au nouveau phénomène. Peut-être est-ce le dubstep qui cloche en fait. 03h30, BUSY P drague les rares headbangers. Toujours pas ma came… Le fantômatique Breakbot passe et repasse. Quelle allure ! 4h15, A.MOCHI, la perle de la techno japonaise. Ça reste méchamment linéaire et répétitif. 4H40, DON RIMINI. Je n’ai jamais accroché, malgré le talent du gars. C’est frais, comme dirait les jeunes. 05h20 LEN FAKI clôture la grande scène à la techno minimale. Adéquate à cette heure-ci. 05h50, BEATAUCUE. Je n’arrive toujours pas à tilter. Notons qu’en 4 mois, ils auront fait Scopitone, Nördik et Trans. Pas mal pour des débutants… de chez Kitsune [sic]. 06h00, le son violent hard-tek de MAISSOUILLE m’achève. Ce n’est pas encore cette année que je verrais la fin…

BILAN
Pas une des meilleures clôtures, mais un très bon cru tout de même. Sans doute un retour à la normale après l’édition gargantuesque de l’an passé. AntiVj en ressort comme le meilleur artiste de la soirée. Adam Beyer m’aura plus séduit qu’Aphex Twin et ses 50.000 clopinettes. Deux belles ouvertures musicales avec Benga et Lexicon. Quelques représentants hypeux visiblement inévitables (Giuseppe). Cependant, l’atmosphère particulière du Nördik est toujours intacte : une rave en salles qui ne semble ne jamais s’arrêter, de la bonne déco-scénographie (bien que noyée dans la masse), des grands espaces, des chill-out et des trucs planqués (la 4e scène, des performances, des stands). Encore une fois, bravo.
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