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10/04/2008 Livereport Transmusicales 2007 (Rennes, 6-7-8 déc)
| Report |
by Jogging Vert pour fm-r Rennes, terre de joie, de bières, de musique et de punk à chiens. Tous les ans, c’est l’un des trois rendez-vous incontournables du milieu de la musique (organisateurs, programmateurs, tourneurs, labels…) avec le Printemps de Bourges et les Eurocks. The place to be comme on dit. Fm-r y est justement. Mais les Trans c’est LE festival de découvertes musicales référence par excellence (en Europe, si ce n’est plus). Les carrières y commencent souvent. Puis un voyage à Rennes en période de Transmusicales, c’est toujours la possibilité de croiser une émeute de teufeurs, énervés (à juste titre) et rappliqués en ville suite à l’annulation récurrente de leur tecknival (due à une subtile alliance-gueguerre entre la préfète et le maire). Bref, les Trans, c’est électrique, c’est immanquable pour tout aficionados qui se respecte. On a pris les devant. Les apparts sont réservés, les apéros callés, les concerts cochés, les rendez-vous donnés. On est prêt.
JEUDI 06 DECEMBRE 2007
Arrivée tardive sur Rennes. J’apprends que la locataire qui devait m’héberger est à l’hosto pour une appendicite. J’ai donc l’appart pour moi tout seul. Royal. L’apéro est vite envoyé, direction les navettes. A l’entrée du site, un mec distribue des cds promo de Galactic : 21 titres ! C’est nettement plus bandant qu’un fly ! Ça commence rudement bien. J’ai déjà loupé My Federation, Love trio in dub feat U-Roy et French Cowboy. Je tombe sur de vieilles connaissances en vip. Ça s’éternise. Ça me fait louper The View. Jusque là, j’assure pas trop niveau concert. 22H30, on file voir GALACTIC FEAT CHALI 2NA LYRICS BORN & BOOTS RILEY respectivement mc de Jursassic 5, Quannum et The Coup. Bref, des cadors du genre. Résultat, superbe show d’hip-hop-funk instrumentalisé. Un flow sans faille des mcs aux grosses voix ricaines. Tout le monde est sous le charme. Merde, j’avais zappé THE DO. On arrive, le rappel vient de se terminer. Pourtant, on nous avait fortement conseillé ce concert, déjà annoncé comme une révélation. Pour enchainer entre les changements de plateaux, BOBBY HARDCORE LIBERACE & LEE HANDS PERRINS jouent les djs superstars. En effet ils sont coiffés de deux belles perruques blondes et affublés de deux t-shirt estampillés « Bob sinclar is god » et « Better than god : David Guetta ». J’appendrais le lendemain qu’un de me potes à réussi à leur extorquer une des deux perruques à force de les emmerder. Il est bientôt minuit et je n’ai vu qu’un groupe. Je me réserve une pause communication fm-r. Je pars coller des autocollants partout dans le site. 20 minutes plus tard, ils ont tous été enlevé ?! Rêve ou réalité ? Je réessayerai tout à l’heure. Sans doute un coup de malchance. Passage au Hall 9 : SISTER PHUNK BROTHERS balance ses galettes devant une salle totalement vide. Flippant. Pause bouffe : rouleau de printemps à 2€ (ce sera l’encas du week-end). On file au Hall 3. 00H00, THE HEAVY nous propose une soul enivrante. Pas mal du tout. Très séduisant. Je me retape la tournée du site en collant des autocollants aux endroits stratégiques. Même résultat au bout de 30 minutes : tous enlevés (seules quelques affiches des voyages 4A ont été épargnées). C’est quoi ce bordel ? C’est quoi cette politique ? No communication in Trans ? Jamais vu ça de ma vie. Avons-nous arraché les affiches des Trans durant l’année dans tous les autres festivals ? Avons-nous empêché leur com’ ? Non. Alors qu’est ce donc que cette razzia. Vraiment nul. Honteux. Pause bière pour se calmer. Trop longue. Je calcule plus les 2 derniers concerts : Imam baildi et The Willowz. J’suis déjà dans l’bus. Première soirée catastrophique pour un reportage… On oublie et on se concentre sur demain. Il y a des soirs comme ça…
VENDREDI 07 DECEMBRE 2007
Petit déjeuner au Quick. Tous les jours, oh oui tous les jours, c’est mon rendez-vous incontournable. Je lis le programme et coche les groupes à voir. On se prépare, on attend sa dose du soir, on pense déjà à la messe collective. A la salle de la Cité, KATE NASH joue à 18h. J’arrive comme un naze à 18h pile. Bien sûr, C’est déjà blindé. Des dizaines de gens attendent devant. Tout le monde y va de sa demande au vigil : « j’ai un pass », « je suis journaliste », « il y a 2 personnes qui sont sorties, on peut rentrer à 2 », « jamais vu ça en 30 ans de Trans, c’est un scandale ». J’attends patiemment jusqu’à 18h40. Ils laissent enfin rentrer les 20 derniers mohicans qui sont restés. Dedans, comme prévu, c’est bourré. Kate livre simplement ses mélodies douces. Elle est émue, essaye de parler au public mais ne parle pas un mot de français. Les « You are beautiful » ou « i love you » fusent. Ça n’arrange rien. Elle est magnifique faut dire… Parfaite mise en bouche. Des potes arrivent à la capitale bretonne (oui je sais, c’est Nantes mais bon), on est chargé de les recevoir. Mauvaise pioche. Leur voiture est à 4 km… Mes penchants marseillais n’y font rien, la voiture est drôlement loin. 1h de perdu. Même ce bon vieux Mimoun n’aurait pas fait mieux. On rate LES VEDETTES, le prolongement lourdingue du casse-boules Katerine. J’aurai tant aimé les ouhouter. Tant pis. On arrive juste au Parc des Expos pour les 3 derniers morceaux de TINY MASTERS OF TODAY, les 2 mômes de 10 ans qui jouent du rock. Tu sais, ceux qu’on a vu dans plein d’émissions télé, les protégés de David Bowie. Bien, sur scène, ça reste du son d’enfant. C’est mignon 30 secondes, puis c’est tout. Pourtant tout le monde répète leur « oh eh », les applaudit. Eux ont l’air super ému, perdu, pas du tout adaptés au live. Une expression entendue dans une conversation d’après concert résume bien le tout : «on aurait dit des lapins devant les phares d’une voiture ». Beaucoup de barouf pour pas grand-chose… 22H15, direction le Hall 4. THE WHIP m’envoie la première baffe du week-end. De l’électro-rock calibré et hypra rodé à la New Order. Les 5-6 premiers morceaux s’enchainent sans pause. La batteuse tient la cadence. On reste scotché, à se balancer des sourires ébahis. Juste génial. 23H00, Hall 3, enfin je vais voir FUJIYA & MIYAGI, que j’ai loupé 3 fois cet été. Déception, le set est mou, chiant. Aucune sensation. On n’accroche pas longtemps, préférant aller se placer au Hall 9. En passant devant le 4, on entend les Dead Kids qui semblent envoyer du lourd. Tant pis. 00H15, on attend CALVIN HARRIS, qu’on nous annonce depuis des semaines comme le messie. Il faut dire que « Acceptable in the 80’s » et « Merrymaking at my place » tournent en boucle sur les radios spécialisées depuis quelques semaines (Comprenez Nova). La majorité des gens attend un dj et voit débarquer un groupe. Surprise et légère déception ressentie sur les premiers morceaux. Calvin est excité, au point de nous demander dès le début de taper dans nos mains, de les lever. Honnêtement, personne n’accroche. La prise d’hottage du public à la Saïan Supa Crew ne prend pas. Puis, petit à petit, toute la salle se laisse emmenée. Un gimmick sonore imparable à chaque fois, entêtant, génial. Terrible. De morceau en morceau, ou dois-je dire de tube en tube, le public s’enflamme. C’est ce qu’on appelle gagner un public, faire monter la sauce, retourner un dancefloor. Fin de set sur une folie totale. Génialissime Mr Harris. Sa disco-électro a pris. Pas le temps de souffler, un petit rouleau de printemps et zou, direction Hall 3 pour voir SOUTH CENTRAL. 01H20. Sur scène, 5 gaillards capuchés (ah, les rebelles), délivrent un truc énorme : de rock électro surpuissant. Impossible de ne pas danser. Pas le temps de trop s’éterniser, le ventre crie famine. Passage éclair devant PRINS NITRAM, tout calme danois homme orchestre. On finit par chanter Red red wine des Ub40 sur un air qui y ressemble tellement. Pourquoi pas. 2H10, arrivée dans le Hall 9 pour le set attendu d’ETIENNE DE CRECY, un des piliers de la french tounch de l’époque (sous le nom de Motorbass à ses débuts). On pousse les portes battantes (plus que dangereuses) et là c’est la claque ! Sur la scène, un immense rubixcub lumineux (un morpion en 3D pour les plus joueurs ou une académie des neuf en 3D pour les plus vieux). Toutes les arrêtes (révisez vos cours de maths du collège) clignotent. Nous voilà scotchés devant le show de lumières le plus fou de notre vie (au même niveau que celui des Daft Punk). Le carré de 6m sur 6m sur 6m prend vie. Dans la case du milieu (à 6m du sol donc), notre hôte, Sire Etienne. Grandiose. Il faudra aller trainer sur myspace ou youtube pour les absents. Côté musique, ça envoie. De la bonne électro-house qui pète façon dancefloor enflammé. Du Superdiscount tranchant (projet « actuel » du garçon), tellement dansant. A coup sur un des moments forts du festival. Après ça, dur dur de redescendre. On visite le site. On tente note chance au concours Sony pour gagner un portable. On y croit dur comme fer. Faire de nous des winners ! A la loterie du village, les badauds s’amoncèlent. Les pin’s ont remplacé les tringles à rideau d’antan, qu’importe, on repart avec quelque chose qui nous occupera pendant 5-10 minutes (on repart avec un badge « i love soul » et une chaussette à portable… J’en rêvais pas, Sony l’a fait). Quelle force ces majors : nous rendre heureux avec une merde. Petit passage vers 3h devant DJ MORPHEUS, le résident du festival, le dj qui a toujours les pépites musicales avant tout le monde. Dans le Hall 9 vide, SOLANGE LA FRANGE envoie quelques galettes bien trouvées. 4H, le coup de grâce est donné par RAFALE, un groupe rennais. Un dj et un bassiste, c’est peu commun. 4e réjouissance de la soirée. Le son pète, les lignes de basses sont mortelles, atomiques. On est sur le cul. Tout le hall 4 aussi. C’est déjà fini. Les merveilles de ce soir ont rattrapé les ratés de la veille. Retour agité avec un bus chantant et un couple de cinquantenaires bourrés. L’homme n’arrête pas de rigoler et de tituber, la femme fait le poirier et multiple contorsions sur les gens ! Ambiance folle de colonie de vacances ! Couché le sourire jusqu’aux oreilles.
SAMEDI 08 DECEMBRE 2007
Petit déjeuner au Quick. Lecture du programme, bouché d’hamburger, cochage de groupe (avec petites, moyennes et grosses croix selon l’importance), goulée de coca…Apéro devant la télé et les reportages live d’hier. Wah ! On reconnait notre alcoolique-acrobate de la veille répondre aux questions d’un journaliste ! Quelle star celle là ! S’ils avaient su ce qu’elle faisait dans le bus du retour… On arrive sur les coups de 21h au Parc Expo. On est là tôt (ce soir les portes ferment à 7h), car un de nos potes participe au Air Guitar organisé par Ray Cokes et Tania Putafrange-de-canal. Y-a-t-il encore des gens qui ne savent pas ce qu’est le Air Guitar ? Ringuards ! Seulement deux participants : Capitaine Braquemart et notre poulain. Le premier fait son air set. On ne bouge pas. Pour notre ami, on crie, on saute on pète (chic, on passe à la télé). Une bière éclate dans mon sac par la pression des corps : flys, programmes, stickers et autres papiers saccagés. Le pogo fait renverser la bière à une amie… sur une personne en fauteuil roulant. C’est du n’importe quoi. Notre pote gagne ! Yeah ! Il gagne le droit de venir air jouer aux Francofolies de la Rochelle (pas le même public. Je ne suis pas sur que mes parents kifferont leur race). Ah oui, j’oubliais, ce plateau France4 invite des groupes à jouer toute la soirée. Et là, stupéfaction, sur la dizaine à venir jouer, seulement 1 ou 2 font partis de la prog des Trans ! On ne comprend pas trop. On est aux Trans, le festival de découvertes par excellence. Eux ne trouvent rien de mieux à faire que d’inviter d’autres groupes (en passant par l’insupportable Katerine et l’alcoolisé Miossec). Fuck Ray Cokes ! 22H15, on commence avec les FOREIGN BEGGARS. Scratch & beatbox endiablés, les anglais assurent. Malheureusement je ne reste pas jusqu’au bout. Un pote me raconte la fin un peu plus tard : le mc principal chante avec 2 micros, un sur sa bouche et un placé sur sa gorge. Rythmique cataclysmique parait-il ! Je suis déjà au Hall 9 pour voir MODESELEKTOR, une des stars du soir, programmé très tôt. Sans doute la déception du week-end. Le show est totalement loupé. Aucun mix, aucune montée, aucune extravagance. Ils nous gerbent l’album. Ils nous annoncent même fièrement au micro le lancement de leur morceaux avec Ttc. Quelqu’un leur a-t-il dit que les Ttc ne sont plus du tout dans l’coup en France ? Grosse grosse déception, ressentie par pas mal de monde. On bouge avant la fin du massacre. 23H00, Hall 4, GIRL TALK débarque. Le programme nous vantait les mérites de cet italien fou. On a beau bouder tout ce qui touche à l’Italie depuis le 9 juillet 2006, on fait l’effort d’écouter. Il met du temps à décoller, enchaînant bootleg sur bootleg. Puis, à la manière de Calvin Harris la veille, la folie monte peu à peu pour finir en orgie totale. Une vingtaine de personnes montent sur scène et dansent (pas se trémoussent en matant sans cesse le dj, non, elles dansent toutes à fond et ça fait la différence). Hallucinant ! Il finit presque à poil. Les djs adeptes du mash up pullulent. Lui sort du lot. Pause bouffe. Jj’en profite pour aller explorer le Jardin Intérieur au Hall 5. C’est une création d’expérimentations végétales et sonores. Gros cube fermé au milieu du Hall, ça attire l’attention. En entrant, on nous passe un lecteur cd, comportant des morceaux slamés par des lycéens du coin (ils ont créent leur texte, de superbes textes d’ailleurs). Les musiques sont calmes, posées. Autour de moi, il y a des labyrinthes de bambous, des bacs à eau, dans bancs en bois. Je m’allonge, caresse l’eau avec la main. Elle s’enfonce, s’enfonce. Les titres dans le casque s’enchainent, s’enchainent. Je suis bien, comme évadé du parc expo pour quelques secondes. Je me perds ainsi durant quelques minutes. Retour à la réalité, les concerts ne m’attendent pas. J’ai loupé Dan Deacon et Metronomy et le début de SIMIAN MOBILE DISCO. 1H00, la disco pop électro des anglais tombe à pic. Alors, le remix de Justice n’y était pas pour rien, ils assurent quand même un peu . Merde, YO MAJESTY au Hall 4 ! Le temps de prévenir les potes, de se rassembler, de voir qui veut y aller. On perd un temps fou. Indéniablement, les Transmusicales est un festival qui se fait en solo pour pouvoir en profiter un max. On arrive à la fin du show des Yo Majesty. Fait chier. Des ricaines qui font du hip-hop, ça devait envoyer. Tant pis. Petite pause bouffe chinoise. Les plus nets dégustent « gatronomiquement » leurs rouleaux de printemps. Les plus saouls gobent leurs nems et se crament le palais avec leur pizza toute chaude pour déjà jouer au chamboultou de fortune (avec de gobelets vides). Ah, vitesse de montée d’alcool. Tellement imprévisible… Ivresse indécise et inégale ! 1H30. Rendez-vous était pris au Hall 9 depuis des mois pour le show du teuton qui a le vent en poupe. La salle est bondée. Au dessus des platines, un écran immense nous projette pendant tout le set la tête de mort strassée de sa pochette d’album tournant sur elle-même. Mouais, il s’est pas cassé l’cul. Mais pour le son, mamamia c’est du lourd. Les 2 têtes d’affiches précédentes avaient soit manqué soit laissé sur notre faim… Lui assure. Le concert du week-end ! Tout l’album y passe (laminant littéralement tout le monde sur « Oh ! ») en plus de quelques remix (Surkin en tête. Après avoir été playlisté par tout le monde, Justice l’année passée, on a hâte de le voir en vrai aux Trans). Ce sera la seule et unique fois du week-end que le dancefloor se soulèvera à ce point. Ça jumpe, ça gesticule dans tous les coins, hypes, branchouilles et gens normaux. Mes amis quelle déflagration ! Assurément l’artiste à suivre pour cette année 2008. On reste souffler dans le Hall 9. L’un des nôtres dort déjà. Enfin dort… Est-ce une position pour dormir ? Créatif les alcooliques me dis-je… Au jeu de l’alcool, les alcooliques sont toujours perdants (du Gainsbourg ou du Christine bravo dans le texte). Les plus forts dansent, les plus faibles, corps meurtris par l’alcool, s’inclinent déjà. Un de moins. On nous avait dit que SANTOGOLD était annulé, alors on n’y a pas couru. Fausse rumeur, ils étaient bien là. Encore un bon groupe de loupé. On attend MIXHELL, le projet électro de l’ancien batteur de Sepultura (meilleur batteur au monde ?!). Son épouse l’épaule, et pour tout vous dire, assure l’essentiel de la prestation artistique. Lui lève les bras, va faire 2-3 poum-tchak sur sa batterie. Mouais. Pas extra. Ce n’aurait pas été le batteur des Sepultura, on en aurait même pas parlé… 3H30, on marche au Hall 3 voir LADY JANE. Alors oui, des fois, il y a des groupes comme ça, on ne comprend pas ce qu’ils foutent là. Celui-ci reste l’exemple roi. Un blues fade. Un show lumineux totalement statique durant tout le set (pause pétard des techniciens ?). Sur scène, une présence digne d’un ado timide dépressif anesthésié. On a rit. C’est méchant, mais on a rit. Une pure daube. On est parti et revenu 2 fois tellement on n’en croyait pas nos yeux. Pas loin, joue JAMIKA, collaboratrice de Zenzile sur la précédente tournée. La nénette a monté son projet solo…. voilà 2 ans au moins. Alors, que fait-elle ici ? Puis son son ne casse pas trois pattes à un canard. On passe… 4H00, le programme nous annonce un artiste proche des 2 Many Dj’s : FLYING LOTUS. On cherche encore la ressemblance. Set soporifique. A cette heure-ci, c’est risqué. On va bien finir par choper un bon artiste ! Hall 3, les 2 djs de GUN’S’N’BOMBS envoie enfin le paté. Sur, là on reste. Miraculeusement, on retrouve tous nos potes (une quinzaine). On sent le souffle des 2 Many Dj’s cette fois-ci. Il est 5H00 mais tout le Hall 3 décolle. Un de mes amis en vomi ?! Sur, ils seront à suivre ces deux ricains là. 6H00, on file voir YUKSEK au Hall 9, la nouvelle perle d’UWe. Tain, ça envoi encore du lourd : électro techno. Trop tard, on est mort. On ne peut qu’observer le set. Un dernier détour par le Hall 4 pour voir un petit bout de la prestation de BEARDY MAN. Du beat-box, du très bon avec un jeu de scène bien pensé. Cassos. On récupère notre dormeur dans les tribunes. Petite halte au génialissime « bar a eau » qu’on ne trouve que maintenant (en Bretagne c’est limite pêché un tel bar !). Parfait pour dessaouler. On enfile une dizaine de verre. Le 3e larron est hilare. Il lutte (le pauvre). Fin prêt pour partir. Mes potes rentrent dormir dans leur caisse. Je me coltine alors le retour en bus. Merde, 100m de queue. Dedans, de tout, des défoncés qui veulent passés devant tout le monde, des relous qui s’emballent au milieu sans bouger (comprenez des amoureux expansifs), des vieux qui veulent pas qu’on les touche… Au milieu de tout ça, des petites chicanes, plus chiantes que ralentissantes. Tout est là pour avoir un public bien chauffé. Au bout de tout ça, une barrière et 5 vigils complètement dépassés. Bien sûr, dans les 5, un a perdu ses nerfs depuis longtemps. Un rambo, comme il en existe souvent (mais vu la situation, on pourrait presque le comprendre). Ils obligent les gens à rentrer dans les bus bourrés (remplis comprenez moi. De gens bourrés à la rigueur), ou à séparer les couples qui s’attendent. Ça crée inévitablement des tensions. Coup de chance, je monte dans un bus vide, me colle à la vitre et observe la baston vigile-festivalier qui commence à prendre. Les potes de l’intéressé descendent en trombe du bus pour aider leur pote. Navrant… Petit problème d’orga. Dans le bus, je me retrouve aux premières loges de l’animation : bagarre psychologique et verbale à deux francs entre un couple de non-fumeurs aux arguments tout pourris et une trentaine de fumeurs assez drôles. Le « binoclard » comme ils l’appellent, perdra… Il voulait rééduquer les gens et refaire le monde visiblement… A 5h du mat’ ? Avec des bretons ? Jeune fou. 30-40 minutes plus tard débarquement du troupeau, direction dodo.
BILAN
C’est déjà fini ? Merde. C’était trop court. Encore une cuvée exceptionnelle, même si l’on regrette la perte de la tradition de l’immense tête d’affiche internationale. Souvenez-vous les Fugees, les Beastie Boys… Ça avait de la gueule tout de même. Peut-être le déficit du festival n’est-il pas encore épongé. En musique on retiendra Galactic, The Whip, Rafale, Calvin Harris, Gun’s’bombs, Etienne de Crecy, Boys Noize et Girl Talk. Moins de groupes totalement nouveaux ou hors du commun (comme l’an passé avec Socalled feat Krakaeur & Fred Wesley, Easy Star All Stars et son reggae, Aufgang et ses pianos, I’m From Barcelona et sa trentaine de chanteurs, Mickey Avalon et sa toxicomanie). Tout était très électro, rock, pop ou hip-hop cette année. Petit manque de folie. A noter la fabuleuse création entre Tunng, Buck 65 et Serafina Ster qui d’après les rumeurs ont nettement marqué les esprits (tout comme The Do, Foreign Beggars et Santogold)… Côté déco, bouffe, et stands, rien à redire, il y a tout ce qu’il faut pour se distraire. Je me souviendrais longtemps des pauses rouleaux de printemps (qui sont un magnifique test d’alcoolémie : quand tu commences à jouer avec le mobilier, c’est que t’es cramé). Belle création aussi que celle du petit fanzine (couleur !) Paplar distribué gratos tous les jours (Billet d’humeur de Jackie Berroyer, live-report, interview, rumeur…). Je n’m’attarderais pas sur la politique de contre-attaque de toute communication dans l’enceinte du festival. Tellement décevant… Je repars une nouvelle fois avec cette fervente idée que les Transmusicales est un festival qui se fait à un, pour pouvoir profiter d’un maximum de sons, mais surtout qu’il reste un des plus importants de tous.
Qu’es-tu dis ? L’année prochaine c’est les 30 ans ? Purée, ça risque d’être magistral. Quand on se souvient de la prog des 25 ans, on ne peut qu’être impatient. Vous êtes prévenu.
Kenavo !
14/04/2008 Bin on chie des nems, pour rester dans la lignée "artistique"... by Jogging Vert
11/04/2008 La classe juju!
Merci sinon pour la review très complète et agréable à lire!
Vive les Trans! :) by Nemo-Esc
11/04/2008 yes j'y étais et on a vu globalement la meme chose...Par contre apres un regime biere rouleau de printemps tu as du chier gras non????? by juju
10/04/2008 Excellente review, super plaisante à lire... je garderai en mémoire le pouvoir des Rouleau de Printemps...:cool:
Faut vraiment que je me refasse les Trans... by berlintobarcelona
10/04/2008 Mille pardons pour ce retard. Je sais, j'ai vraiment tardé. Mais la vie a ses raisons que la ponctualité ne peut pas connaitre :) by Jogging Vert
10/04/2008 arf ! je pensais que tu l'avais déjà posté!
comment tu fais pour faire un review 4 mois après? :D by Nufonia
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