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11/07/2010 J'ai vu Pearl Jam... Anything else?
| Report |
by OscarTramor pour fm-r Après quelques hésitations les années précédentes, je me décide enfin à aller au festival nord espagnol, rassemblant vieilles gloires et autres reformations. Metallica, Depeche Mode, Police, Prodigy, les Red Hot, Guns’n’Roses… Bilbao & la banque BBK attirent par les billets verts les grosses têtes d’affiche. Cette année le Pays Basque a fait fort pour attirer dans ses contrées la crème du rock burné des années 90 : Pear Jam, Alice in Chains, Faith no More, Rammstein, Skunk Anansie, Manic Street Preachers… et after DJs renommés de la scène espagnole pour les résistants.

Jeudi 8 juillet
Conséquence d’une organisation à l’envolée, arrivée tardive sur le site du festival, le seul groupe que je voulais voir ce jeudi Skunk Anansie a déjà rangé les malles. Tant pis, la journée va être consacré à la visite des lieux… Le festival se situe dans une cuvette en haut d’une colline dominant Bilbao, très classe, car en plus d’être joli, l’espace est relativement bien aménagé, en pente, on voit bien de partout, c’est très grand, on est donc pas serré. On peut même assister aux spectacles assis avec une vue splendide sur toutes les scènes. Très agréable. Tout est à sa place et en grand nombre pour éviter les queues, vente de tickets, toilettes, bars, stands bouffe…
Bande sonore de la visite, Slayer agresse plus que ne passionne.
23h40, la gigantesque scène accueille un Rammstein provocateur, immense drapeau allemand de sortie pour « fêter » la défaite de leurs footballeux et chauffer les espagnols sur leur terre (les gagnants de la demie finale contre l’Allemagne). Pas fan non plus mais on ne peut renier la débauche du « spectaculaire », effets pyrotechniques à gogo, geysers de fumée, lights à l’américaine et feux d’artifice foudroyants, traversant même à l’horizontale le public entre la scène et la régie son et lumière. Dingue ! Le marathon musical attendra le lendemain pour la grosse journée du festival.
Vendredi 9 juillet
Les choses sérieuses commences dès 20h avec Gogol Bordello qui vient défendre son dernier très bon album « Trans-Continental Hustle » et transformer la grande en scène en joyeux bordel. Ca pogote, ca chante, ca claque des mains, le public devient hystérique à chaque hymne du groupe « Ultimate », « Wonderlust King », « Not a crime », « Start wearing purple », « Pala Tute », « Break the spell »… Le nouveau MC percussionniste Pedro Erazo dynamite les compos et vient régulièrement exploser avec son ragga survolté, donnant une nouvelle dynamique si besoin était. C’est ultra efficace et les premières suées se propagent avec le combo le plus punk de la dernière décennie.
Une heure c’est court, et Paul Weller prend déjà le relais sur la stage 2, ce sous Michael Stipe ne me convainc pas, je préfère patienter bien placé pour la suite.
Alice in Chains… Rythme de mon adolescence, j’étais plus qu’impatient de découvrir la nouvelle formule en live. Et je n’étais pas le seul tant la foule est immense ce soir devant les américains. Evidemment comment évoquer le groupe et ne pas parler de Lane Staley ? Premières impressions William Duvall n’est pas ridicule, loin de là, il a une voix proche et se permet des libertés pour exposer sa patte. Et dès qu’il monte dans les aigues « Love, hate, love », les sensations ne sont pas si éloignés du passé… De toute façon, Jerry Cantrell fait toujours son boulot de double voix et du coup, tout fonctionne parfaitement, même si évidemment, il réside toujours une amertume de ne pas avoir vécu la formation initiale. Les nouvelles chansons comme « Check my brain » sont d’ailleurs dans la droite lignée du canal historique. Bref ne vivez pas le passé et n’hésitez pas à aller voir Alice in Chains version actuelle. Surtout quand celui-ci conclut le concert sur le fabuleux « Rooster » (en duo avec Mike McCready, guitariste de Pear Jam)… Grand moment. Et puis on a eu aussi droit à « Again », et « Nutshell »…
Autre membre de la fameuse scène de Seattle, Pearl Jam poursuit le revival grunge. Début du show du week end avec « Do the evolution », fond de scène avec un clavier reconsidéré avec une seconde ligne P E A R L J A M. Les festivaliers sont aux anges et reprennent en chœur quasiment l’intégralité des chansons. Evidemment Eddy Vedder impose un charisme démesuré avec une facilité déconcertante… Vous ne connaissiez pas la signification du mot « charisme » ? Eddie Vedder tout simplement… Quelle voix… même si les ravages de l’alcool commencent à faire leur apparition. Le groupe est visiblement très heureux de cette avant dernière date de la tournée, les bouteilles de vin (ou autre ?) s’enchainent tout comme les tubes « Even flow » chargé d’électricité, « Black » fédérateur, « Elderly woman behin the counter in a small town »… Premier rappel, on croit que tout est fini, mais un changement de fond de scène s’opère à nouveau, uniquement PJ apparait, on va gagner un dernier et second retour ! Celui ci sera dément, imaginez à la suite « Just breathe » à nue, « Daughter » en duo avec un fan (qui a du avoir du mal à fermer l’œil en rentrant chez lui…) et « Alive » en conclusion parfaite. Deux heures de concert sans concession ayant démontré que Pearl Jam est toujours au sommet de sa gloire. Le spectacle du week-end ? Sans aucun doute !
Dropkick murphys propose un changement radical d’ambiance, punk irlandais, trop certainement pour faire atterrir en douceur les spectateurs… Il est plus l’heure de déguster une vodka red bull et se remplir l’estomac allongé dans l’herbe pour reprendre ses forces pour le retour sur terre…
Samedi 10 juillet
Petite journée contre gros soleil en ce samedi, Jeff Tweedy et sa folk gracieuse charme nos oreilles pour la sieste de fin d’après midi sans les transcender.
De la même façon les suedois The Soundtrack of our lives offrent une pop gentille sans grande prétention mais qui se transforme en belle découverte, surtout la convaincante seconde moitié énergique. A creuser. A écouter « Second life replay », « The Ego delusion »…
Feeder a viré surf punk et invite plutôt à partager un mojito qu’à suivre attentivement leur banale musique pour ado. Comble du mauvais gout, massacre de « Breed » de Nirvana…
Amateur de « Everything must go » de Manic Street Preachers par le passé, je me faisais joie de découvrir les gallois sur scène, mais les hymnes de stade font plutôt l’effet d’un pétard mouillé et le show ne décollera jamais… Même « A design for life » ne passionnera pas. Déception…
Heureusement le fantasque Mike Patton et Faith no more sauvera la soirée du naufrage. Véritable chef d’orchestre déglingué, Mike virevolte entre les styles, cabaret noir, soul, pop, rock, métal… Avec sa voix tout terrain, il impressionne à chaque seconde et son groupe le suit comme si les destinations étaient connus d’avance. Nous, public, on est ravi car les montagnes russes sont grisantes et décoiffantes tout en imposant un rythme soutenu et une musicalité jamais prise à défaut. On aura même droit au super hit « Digging the grave ». Ce Jim Carey du métal manie parfaitement l’espagnol et fera le bonheur du public en lui parlant dans sa langue naturelle au milieu d’une heure trente de défouloir pour un concert grandiose.
Conclusion
3 chansons : * Alice in Chains « Rooster » * Pearl Jam « Alive » * Gogol Bordello « Pala tute »
++++ passer un festival avec sa chérie
+++ Alice in Chains +++ Pearl Jam +++ le site +++ les pintxos
++ Gogol Bordello ++ Faith no more ++ bar très varié : Mojitos + les verres d’1 litre de vodka red bull ! ++ la scène découverte mise en valeur et à de bonnes heures pour les groupes de la région
+ les bus gratuit faisant l’aller retour non stop entre le festival et la ville + les vendeurs de bières ambulant + le public espagnol + le musée Guggenheim
- Feeder -- Manic Street Preachers --- La ville de Bilbao d’une laideur…
12/07/2010 Excellent report! J'aurai juste été voir Volbeat le jeudi en plus !
C'était les têtes d'affiches qui me bottaient le plus cet été,(Pearl Jam, Alice In Chains et Faith No More) mais un peu trop loin pour moi. by jojoss
12/07/2010 Super report ! by enzo
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