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13/02/2008 Festival Nordïk Impakt (Caen, 17 novembre 2007)
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by Jogging Vert pour fm-r
17 novembre. Voilà 2 semaines que la rue exprime son « pouvoir » . La grève des transports affole le pays (une partie ?) et par la même occasion les organisateurs du plus grand rassemblement électro indoor de l’année. En effet la vente de place à chuter depuis quelques jours, jusqu’à s’arrêter totalement, poussant le festival à mettre à disposition des navettes dans les grandes villes voisines (Paris compris). Heureusement, aujourd’hui samedi, il s’est miraculeusement vendu pas mal de places, pour un total final de 10.000 personnes présentes au Parc Expo de Caen. Je suis de cela. Certes la grève me retarde. Je n’arrive qu’à 22h30 sur les lieux, très mal indiqués d’ailleurs (Le système des pancartes est-il arrivée jusqu’en Normandie ? Il faudra que je relise mes livres d’histoire…). Mais pour rien au monde je ne louperai un Nordik Impakt. Qui plus est, avec une programmation au sommet de son art. Mes potes m’appellent depuis une heure pour me faire saliver des sons que je loupe déjà. 23h00 J’arrive enfin.L’organisation a, une nouvelle fois, placé le stand pour retirer les pass à 500m de l’entrée. A pied bien sur, car à vol d’oiseau ce doit être à 50m : c’est la qu’est l’os ! Et l’absurdité. Marche dans le froid obligatoire pour les vip donc. A l’arrivée, le pass a la taille d’un fly ! Du jamais vu. On pourrait y narrer l’édition… A l’entrée, ça coince, comme d’hab. Les teufeurs sont majoritaires dehors (moulte clubber étant déjà dedans pour Soulwax, plus intéressés par la musique que par la défonce, encore que). 3 check point de sécurité avant de rentrer. Tout le monde est fouillé et donc logé à la même enseigne. Sale temps pour les privilèges (cette fin d’année 2008 me dis-je)… Le temps d’observer rapidement le plan du site (moins grand que l’année précédente, moins de scène, 3 au lieu de 5), on file sur la Scène electro-rock pour voir la fin du set de SOULWAX. Génial et frustrant ! 15 minutes c’est trop peu. SOULWAX c’est 2 MANY DJ’S avec la folie d’un vrai groupe en plus. Et quand on écoute leur tout chaud dernier album commun, on comprend ce que peut-être le live. Hein ? C’est les mêmes ? Passons… En 15 minutes, le ton de la soirée est donné. On part vite poser nos sacs, au stand sacs donc, le vestiaire comme disent les plus lettrés. Déjà quelques cadavres humains y gisent ! Merde, ils n’auront pas vu grand-chose. Achat de ticket : 2,50€. C’était mieux d’mon temps où ça coûtait 2€ bougonne-je. Saleté d’euros... Passage et petit mot obligatoire par les VIP. On retrouve cette année les meilleures loges de France qu’on avait perdues l’espace d’un an. L’espace surplombe tout le hall B (avec vu à 180 degrés sur la scène principale). Il y a des fauteuils magnifiques, d’une autre époque, un bar, des toilettes, des cadeaux (cette année des lunettes pour dormir… en avion ! Parait-il que ça marche aussi autre part que dans un avion. Ouf). Je ne peux m’empêcher de penser à ce même coin vip d’il y a 2-3 ans, où nourriture (pâté, fromage, charcuterie, fruits) et alcool (nouvelles bières) à volonté nous avaient enchantés… « Les gens du Nord ont dans les leurs loges, le soleil qu’ils n’ont pas dehors » ! 23H50, il est temps de se mettre dans le bain. Retour à la grande scène (electro rock, là où les gros noms jouent ce soir). GILDAS & MASAYA, les boss du label supa hype parisiano-japonais Kitsune, font d’entrée péter la baraque. Ils nous avaient surpris et séduit aux Trans l’année passée (plateau d’ailleurs très similaire à celui des Trans de décembre 2006 : Justice, Gildas & Masaya, Mstrkrft. A croire que les Trans découvrent les talents !). Ce soir on est littéralement scotché. Très french touch, très branché, mais très rock, très lourd et surtout très dansant. Ça envoie du bois ! On reste à danser comme des malades pendant plus d’une heure et demi. On en oublie presque d’aller voir DJ KRUSH sur la scène alternative. 00H45, on y fait un saut. Alors oui, je sais, c’est un dieu (ndlr : de l’abstract hip-hop). Mais les 10 minutes qu’on voit sont assez décevantes : plates et chiantes. Peut-être me direz-vous que ces sets sont comme un voyage, une histoire, alors il faut être là dès le début. Peut-être. Dans ce cas, raté. On retourne donc voir G&M, un peu déçu, car cela faisait pas mal d’années qu’on voulait voir le phénomène en concert. 01H30, petit tour du site… nan j’déconne, juste une halte au bar. Pas trop longtemps. Direction la grande scène, pour les « stars », les connus du soir : JUSTICE. On part très sceptique après le set décevant qu’ils avaient livré à La Route Du Rock. C’est donc des loges qu’on observe le début du show. On se place même derrière la scène : vu plongeante sur le public et les deux-gars-aux-perfectos-greffés (ils l’enlèvent des fois ou bien ?). Les gens apprécient, ça bouge pas mal (on entendra même dire qu’on n’avait pas vu pareille ambiance depuis longtemps… Perso, j’avais vu plus de folie sur Ellen Allien, Freestylers, Missill…). Ils jouent live, donc tout l’album y passe, sans trop de folie, si ce n’est le remix des Simian, devenu un véritable hymne de festivaliers. Hein ? Nous sommes vos amis ? Nous ne serons plus jamais seuls ? Cool. Rien d’extraordinaire pensons-nous. JUSTICE, c’est un gros buzz, mais sur scène, on est loin des nouveaux Daft Punk qu’on nous annonçait. Ça reste bon, rassurez-vous. On descend se mêler à la danse : trop de monde, trop serré, trop compact, une véritable marrée humaine. On se croirait à un concert des Bérus, un soir d’Astropolis (notez la comparaison !). Mouais, pas emballés emballés. On file à la scène alternative, voir Môssieur DJ MUGGS, LE dj des Cypress Hill. Même tarif que pour DJ KRUSH : on arrive quand il faut pas, au creux de la vague. Passage mou et son facile. On a la guigne ou quoi ?! Des amis nous dirons plus tard que c’était chanmé. Merde. Comme dit maman, ne pas s’attarder sur les déceptions, passer à autre chose. 02H20, on enchaîne avec La Scène Klub (cachée derrière des énormes rideaux) : DAVID CARRETA balance son électro clash, toujours superbe, ambiance feutrée et collée-serrée. Ça envoie, sans saturation. Ça nous rappelle le Scopitone… Pas trop le temps de s’attarder, les groupes défilent un peu partout. C’est le rush de la soirée. 03H00, Zou, à la grande scène pour le messie, les messies (pas du Barça ! Aaah les fouteux…), nos belges préférés (qui nous font oublier les Jôny, Anikordy et autres Frédéric François) : Les 2 MANY DJ’S. On est à 10 mètres de la scène, la place des fans (que nous sommes depuis les Eurocks 2003) On est chaud bouillant. Ce soir pour eux, on teste même un nouveau style d’ambiancage : le jeté de ballon de baudruche. C’est parti ! On passe les 15 premières minutes à gonfler, danser et balancer notre centaine de ballons (pas un gros succès). On est hystérique. Des gens nous montent sur les épaules. Mon pote perd son dos là-dessus ! Impossible de tenir. Au bout de 30 minutes, la pause binouze s’impose. Bam ! C’est le mauvais moment que choisit le coup de barre pour pointer le bout de son nez (ou de la queue, c’est selon). On décide alors, oooh péché, de regarder quelques minutes les rois sans danser. Pire, on se permet même d’aller chercher à manger dehors (oui, les stands bouffes sont là où il fait –1000°. Pas con : ça évite les queues interminables). J’ai rendez-vous avec l’histoire : le sandwich le plus cher et le plus mauvais de toute ma vie de festivalier (pire que ceux des Zeclectiques en 2006, pourtant pas fameux). Ce genre de bouffe (bio), ça vous dégoûte de José Bové. L’initiative était belle, mais éphémère j’espère. 2€50 la frite, 5€ le sandwich nature, 7€50 le sandwich frite ! Si ça, ça relance pas la croissance ! Retour rapide au chaud et au show (des 2 Many dj’s, suivez bordel). Milieu de set plus que moyen, de l’électro basique, sans enchaînement mortel, sans cassure, sans grand bootleg de génie... Il y aura même un « jump around » assez facile pour rebooster les foules. Puis ils balancent du Rita Mitsouko. J’ai même cru entendre du Claude François (alcool, est-ce toi ?). Le problème des 2 MANY DJ’S est qu’ils pondent des galettes (live qui plus est) tellement gigantesques, qu’en live, ils ont du mal à faire mieux, voir aussi bien. On reste sur notre faim. Pas pour longtemps : 05H00, MSTRKRFT (prononcez Masterkraft, sinon c’est chaud) débarquent. De l’électro house teintée de rock : comme tout le monde ? Oui mais eux, ils déboîtent. Tabernacle que c’est bon (‘sont canadiens) ! Certainement les meilleurs du soir. On reste 2h durant à se trémousser (et à enfiler les pintes. Faut pas déconner, on n’est pas des machines, comme dirait Mizou-mizou). C’est le pic de la soirée. Bonheur supplémentaire, je trouve un ticket boisson (orange fluo, ça se voit) par terre. Je me vante auprès d’un de mes potes qui s’empresse de regarder par terre. Là, c’est le début de Fort-Boyard : on trouve une vingtaine de tickets (soit l’équivalent de 50 euros !) un peu partout entre les jambes des gens. Généreux que nous sommes, ce sera bière pour toute notre bande. Et Noël ne s’arrête pas là : des bénévoles commencent à distribuer des clémentines dans des grands saladiers ! Superbe idée ! Pour remotiver les plus faibles, aider les plus défoncés à se réveiller un petit peu, donner de la vitamine aux camés et éviter que ceux qui reprennent le volant soit complètement HS (Précisons le quand même, 2 clémentines ne font pas disparaître les 3 grammes que t’as dans chaque bras. C’est pratiquement sur, quasiment prouvé). J’avais déjà vu ça une fois dans un bus des Trans, mais jamais en live. Chapeau l’orga ! Mille bravos ! Aaaaah, comment ne pas apprécier MSTRKRFT après tout ça ?! Dernière pépite : en allant pisser, on trouve un bar mystère ! Il y a plus vip que vip ? C’est le coin journaliste et interview avec la caravane du grand dadet ray cokes et de sa co-animatrice Tania (qui doit en prendre pas mal, elle… Comprenne qui pourra). 07H00. On à déjà beaucoup de places pour danser et s’exprimer corporellement. Dernier groupe de la grande scène : RADIO SLAVE. Set pourri et soporifique, mais défoncé, ça passe. C’est pourtant le truc que t’écoute même pas en apéro. De la minimale qu’ils disaient… Mouais. Une fois encore, je ne verrais pas la fin du festival (9h). Je lâche vers 08h. Dehors, les bénévoles nous guident vers le parking. Il y a quand même des gens, à 08h du matin, dans le froid, peut-être pas adeptes de musiques électroniques, pas payés, qui sont là pour nous ! J’avais presque oublié que le bénévole est hallucinant de dévouement. La France qui se lève tôt, ou se couche tard (je ne sais pas trop), bosse plus pour gagner moins (d’argent) ! Les mouettes elles aussi sont là pour nous accompagner dans notre dernière marche. Le soleil est moyennement levé. Moment de paix. C’est bon. C’était trop court.
Bilan.
Une excellente édition, comme d’hab. Le Nordik Impkat reste le meilleur rassemblement électro de France. Y a pas que nous qu’on le dit, on pouvait même lire dans le Charlie Hebdo : « excellllllllllent festival de gzoui gzoui électro… plaisir des neurones et insondable joie des slips ». En somme, ça résume bien la soirée. Pour le site, on notera un espace moins grand, avec moins de scène (3 au lieu de 5 les années passées). La scène hard-tek a disparu. La grande scène était trop petite (l’espace pour danser) Il n’y a plus trop de chill-out. Il y a beaucoup moins de stand (où se vendent souvent n’importe quoi). Pas autant de déco, alors que c’est pourtant un des atouts du festival (des endroits hallucinants où tu pouvais planer tranquille). Coté musique, palme attribuée conjointement à Gildas & Masaya et aux Mstrkrft, incroyables. Les maîtres (2 Many Dj’s) ont été dépassés par les élèves. On a quand même loupé plein d’autres groupes : Black Strobe, R2Jeux, Virus Syndicate, Atomic Hooligan, Noisia, Raiden, Shonky, Damian Lazarus, Pid & dan, Extrawelt… On a même loupé 5 jours de festivals (Mixmastermike, Cosmik connection, Hamlet, Requiem ex-machina, soirée Epileptik, C2C, Zenzile…). Coté souvenirs intarissables : des toilettes toujours historiques. Décider d’aller aux toilettes à un Nordik, c’est partir en mission, créer une histoire, faire des rencontres. Ce n’est assurément pas un vulgaire jet d’urine jeter ici ou là en quelques secondes contre une barrière muette, comme affligée de notre cruelle inattention (je parle en tant que mec bien sur). Notons que l’année passée, il devait y avoir 10 chiottes pour 10 .000 personnes. Autant dire qu’il ne faut pas que sur ton équipe de 1000, y en ait un qui ait la gastro (les matheux auront compris).
On pense déjà à l’année prochaine, les 10 ans… On en salive d’avance…
27/02/2008 beaucoup de bois donc ! Une forêt ! by Jogging Vert
26/02/2008 Ça envoie du bois ! by Sodabob
14/02/2008 Seule Nordik offre une chasse aux tickets boissons dans ce genre. Suffit d'être un peu patient... by playmobiiitch
14/02/2008 Bon, c'est clair que t'as loupé pas mal de trucs. Mais bon, c'est normal pour ce genre de soirée.
Sinon, quand je vois la photo, je me dis que les salles ont l'air super "froide" et moche. by berlintobarcelona
14/02/2008 voilà by Jogging Vert
13/02/2008 enlève la photo... ca nique toute la mise en page! by nufonia
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