FM-R la communauté d'infos sur les festivals par des festivaliers.
 
 
Le Mag
Astropolis Hiver : toute toute première fois
Fucking Motherfucker Awards - Dernière édition avant la fin du monde
Transmusicales - 01,02,03 décembre 2011 (livereport)
Transmusicales : "Nous nous définissons comme des artisans"
Scopitone - 12 au 16 octobre 2011 (livereport)

Le Podcast
Sold Out n°6 - octobre 09 : Transmusicales
Sold Out n°5 - septembre 09 : Marsatac
Sold Out n°4 - août 09 : Le Cabaret Vert
Sold Out n°3 - juillet 09 : Paléo
Sold Out n°2 - juin 09 : Sziget Festival
Sold Out, n°1 - mai 09 : Furia Sound Festival
 
  Rechercher
   
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29            
10/07/2010 Eurocks 2010 : l'alter-review
Report
by Conrad pour fm-r


Mon collègue et moi sommes différents, on n'a donc pas vu la même chose. Ceci est ma version.
Que ce soit clair, je n’aime rien. Voilà, maintenant on peut commencer.

Jeudi soir : Warm Up.

Après l’installation de la tente, le premier apéro et la non-venue des grillons (déception !), le festival proposait un tour de chauffe avec quelques groupes au camping.

Troublé par l’annulation de Fm Belfast et donc un changement d’horaire, je n’ai pu assister à la prestation de Gaslamp Killer. Enfin en quelque sorte puisque, je l’ai entendu de loin, mais les sonorités qui arrivaient jusqu’à mon conduit auditif ne me plaisait pas, je n’ai pu me convaincre que cela soit le fameux DJ. Plus tard, j’assiste contre mon gré au concert de Bomba Estereo et leur musique dansante exotique pas vraiment désagréable si la quantité d’alcool est atteinte et si la fille à côté est visuellement satisfaisante.
Vient ensuite deux DJ dont les noms m’échappent, mais terriblement pas intéressant. Des montées putassassières, du boom boom bip pour gens peu exigent…un apéro jusqu’au petit matin sera plus constructif que ça.

Vendredi : Les black keys sauvent la mise.


Après avoir brulé toute la matinée sous le soleil du camping (pas d’ombre à l’horizon), on arrive sur le festival pour Suicidal Tendencies où de nombreux fans sont déjà présents vu les accoutrements. L’ingé son à la bonne idée de passer la funky family en attendant que le groupe commence (en retard). C’est ce même technicien qu’il faudrait tondre pour avoir massacré le son du groupe à bandana. Mais Mike Muir se démène malgré tout et ses musiciens sont toujours aussi bons, vraiment dommage que le son gâche tout.
Fatigue et chaleur forment un mauvais cocktail pour les gens pédants comme moi, la seule solution réside dans le refuge au bar VIP près du bord de l’eau. L’avantage c’est qu’on entendra (de loin Dieu merci) le rock pour gamines des BBBrune assis dans un canapé moelleux, une bière fraiche à la main. On peut qualifier leur musique de « collégiens qui reprennent Telephone » (copyright un ami) tant c'est brouillon. Un peu plus tard, on entendra les poseurs heavy de Baroness dans ce même bar, mais avec un sandwich au jambon à l’os dans les mains. Très bon, c'est sandwich d’ailleurs.
Il est temps d’affronter le soleil avec les Dead Weathers qui vont tenter de nous réveiller avec leurs blues rock. En album, le groupe a comis quelques perles bien crasseuses et un deuxième album bien inutile tant il ressemble au premier. Ça se ressent en concert ou les chansons sont bien trop proches les unes des autres. Las, je m’éclipse vers le chapiteau où s’installent les Black Keys. Et là, la foule médusée assiste au concert de la journée, voire du week-end. Beaucoup de morceau du dernier album (que seuls les gens de gouts, comme moi, apprécient).  Du blues rock crasseux, varié et puissant, tout le contraire de la bande à Jack White sur la grande scène quoi.
Petite pause bière, la chaleur à bien diminuée, posé à la plage pour assister au concert de Foals. Autant en album, j’aime beaucoup, autant sur cette scène ils vont devoir assurer pour me captiver. Demi-réussite, ce n’est pas mauvais, mais un poil répétitif, je préfère voir la fin de Charlotte Gainsbourg. D'ailleurs, ne croyez pas tous ces chroniqueurs blasés (bisous B2B !) usant et abusant de la blague « on n’entend pas la voix », c’est très acceptable et c’est même une réussite !
Jay-Z suit avec son show à l’américaine. Visuellement ça tabasse, musicalement le son est peu ou prou très bon et les compos ne sont pas mal. Un poil trop de « reprise » d’instru putassière (prodigy et autre…), mais c’est un bon show à l’américaine.
Petit pause détente devant Converge, mon groupe culte, qui ne peut pas faire de mauvaise musique. Ça hurle, ça moshpit, ça pogote. Le son est parfait pour ce genre de groupe, audible, mais sale. Le chanteur possède le physique parfait pour la musique : il ressemble à un cadavre tatoué. Ça tue et puis c’est tout.
On finira avec Missy Elliot, la plus grosse blague du week-end (certains diront de l'histoire des eurocks). Au menu : du playback, des chansons écourtées et inaudibles, de la pub pour ses artistes signés, de la pub pour ses baskets, une reprise des black eyed peas par un MC de MJC de banlieue américaine. Le spectacle est fascinant, la nullité est telle qu’il est impossible de partir. L’intervention d’un technicien à propos d’un jet de bouteille en verre me permettra de décrocher. Missy se fait huer et vide la grande scène à une vitesse incroyable et c’est bien mérité.

Samedi : Du vide entrecoupé de rien.

Deuxième jour de la tentative de transformation du festivalier en poulet tandoori par le soleil, mais la majorité survit (mais le rouge est à la mode pour l'épiderme).
Arrivé sur le site pour assister au concert d’AC/DC, mais sans les membres d’AC/DC. Le résultat est le même. On note quand même qu’il est plus facile de faire un jeu de mots avec Airbourne. Le plus rigolo étant Hair-Burne.
Serena Manneesh tente de réveiller le festivalier sous la loggia, mais c’est dur en faisant du shoegaze en 2010. Ce n’est pas mauvais, mais un son trop brouillon casse l’ambiance et un chant approximatif casse la musique. Bref, rien d’inoubliable, mais rien de bien honteux non plus.
Une petite pause dans le sable de la plage à l’écoute de Sawah Hindi Zahra et El Tanbura fait le plus grand bien. Cette création est vraiment bien sympathique. Le hasard fait parfois bien les choses. Le temps se gâte, l’orage gronde, sexy sushi se prépare à jouer : autant de signes de l’apocalypse. Je préfère nettement vivre la fin du monde dans une tente quechua que devant un énième concert des Hives ou devant la provocation de bas étages des sushis. Je suis trop vieux pour ces conneries.
Tant pis pour Janelle Monea et Afrodizz que je voulais voir, la vie est une question de choix et j'assume (même si je m'en veux, vu les échos).

Dimanche : Mika !! Enfin !

Malgré la pluie de la nuit, le soleil continue de vouloir bruler les honnêtes festivaliers. Encore une preuve que la météorologie n’est pas une science ! (et paf !)
Les concerts commencent avec Ethiopiques. Pas vraiment accroché, ça fait un peu world musique pour quarantenaire qui essaie de s’ouvrir au monde, cela manque d'authenticité, peut être à cause du son. En quelques mots : c'est l’équivalent world music du Jazz à papa. On file voir le "punk-hardcore" de Gallows dès que possible. Première constatation, le chanteur est roux. Rien de grave, dans la société actuelle, il faut accepter la différence. En plus, il se rattrape avec ses tatouages et son langage fleuri à l'accent cockney. Musique pêchue, et chant à reprendre en chœur, on est pas loin du hardcore qui fait mal, mais en plus gentil quand même. Dommage que mes jambes ne tiennent plus sinon j’aurais participé au circle pit, au wall of death et à la tentative de pyramide (que personne n’a suivi). Il est quand même assez intéressant de noter qu’être punk en 2010 c’est de s’habiller en t-shirt blanc, de boire de l’eau et de remercier la sécurité pour son travail efficace. Les temps changent !
Petit tour à Julian Casablancas, histoire de dire qu’on y était, mais la musique est tellement pénible qu’il est préférable de voir MOPA (My Own Private Alaska) qui squattent un peu tous les festivals, on ne sait comment… Musicalement c’est original, c’est déjà ça. Sur scène, ils ont l’air de se donner à fond même si la reprise au chant de Black Eyed Peas était dispensable. Pourquoi pas après tout ? La scène française a bien fait émerger Aqme, Enhancer et Sliimy, et ce n'est pas pire.
LCD sound system sous le chapiteau… J’y étais, j’ai essayé, je suis parti. Faut pas déconner, on est en 2010 aux eurocks merde. Ce n’est pas parce que Mika est programmée qu’il faut tout se permettre. Bref, attendre à la plage pour y voir Woven hand et Muzsikäs est plus utile pour mes oreilles, mon cerveau et mes jambes. Belle interprétation des deux groupes qui malheureusement jouent en alternance. Parfois un violon des Hongrois sur la musique des Américains, mais rien d’autre et un final 20 minutes trop tôt ! Bon concert malgré tout.
Action Beat joue à la loggia, dans le public sauf que le terrain est en pente et qu’ils jouent en haut du terrain. Impossible de voir le groupe si on mesure moins d’un mêtre quatre-vingt-dix mais en observant bien, on peut parfois voir un bout de batterie s’élever au-dessus de la foule. Musicalement c’est bordélique, bruyant et pas forcément énergique. À revoir peut-être dans d'autre condition.
On enchaine directement avec Fuck Buttons sur la même scène et la c’est le trip. Beaucoup de gens partent, ceux qui restent dansent étrangement ou s’assoient pour apprécier la musique. Le jeu de lumière participe beaucoup à l’ambiance et la fatigue aide à rentrer dedans. Bonne découverte après les concerts ratés de l’année dernière.
En clôture, Massive Attack fait son show tranquillement. Pas de surprise, toujours plus ou moins la même setlist, les morceaux s’enchainent avec efficacité et puissance. C’est peut-être bien ça le problème : aucune évolution, aucun changement. Ça marche toujours, mais un jour on finira par se lasser.

En conclusion, une édition plutôt réussie pour son ambiance globale, ses découvertes. La météo n’était pas vraiment clémente, mais ce n’est pas la faute de l’organisation. De bonnes découvertes, des confirmations, de déceptions. Le plus gros point noir restant le son un poil dégueulasse pour la plupart des concerts…
On peut noter que la qualité de la nourriture c'est améliorer, que la bière continue d'être coupée à l'eau malgré le prix qui augmente, mais que parallèlement, peu voire aucune queue nulle part. (peut être à cause de la baisse de fréquentation).

Next Step : Dour !



11/07/2010
Une vraie 'critique' de festival wow
by Blaireau


11/07/2010
pour rien, je suis fan mais je me suis dis qu'en plein soleil et en festival c'était pas l'endroit pour me faire dépuceler les oreilles. Sinon ouais, il y a des failles dans le samedi, la sieste c'est la vie. Après on peut pas être toujours d'accord, l'important c'est de rester paradoxale (ça fait mysterieux et je peux pécho du coup)
by Conrad


11/07/2010
J'ajoute un très bon concert du groupe de post rock désabusé, "Rien", originaires de Grenoble, le dimanche sur la petite scène Deville, et la belle prestation des humbles et talentueux Kid Bombardos, de Bordeaux, sur la plage le dimanche également. Pas du tout d'accord en revanche sur les Dead Weather, ce concert, sauvage et intense, m'a scotchée. Un vrai putain de groupe de rock.
by southcarolina


10/07/2010
Haha, excellent cette review bien désabusée! (il y a eu une faille spatio temporelle le samedi?) Sinon, étonné par l'emballement que j'entends partt pour les Black Keys, que je trouve corrects en live, mais tjs une grosse déception par rapport aux albums.
by dafritch


10/07/2010
Tu n'aimes rien mais c'était quand une édition plutôt réussie. Le paradoxe Conrad. Mais ta review est cool mec, vraiment.
by berlintobarcelona



Contact FMR | Flux Rss | Forum |
Actualités | Communauté FMR | Festivals | Les festivals en vidéo avec Sourdoreille