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29/10/2007 Elektricity 2007 - Reims - Soirée d'ouverture (live report)
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by berlintobarcelona pour fm-r Une soirée d'ouverture pointue et aventureuse pour ce festival avec Prefuse 73, Orgasmic, Tez, Bitchee Bitchee Ya Ya Ya. Alors, ça donnait quoi en live tout cela ? Fraichement débarqué à Reims, la ville propose depuis quelques temps un excellent « petit » festival électro pour marquer l’entrée dans la saison automnale. En une dizaine de jours, ce n’est pas loin d’une vingtaine de noms qui vont se succéder. La grosse soirée étant pour le 27 octobre avec Justice, la clique des Fluokids, Midnight Juggernauts et Fujiya & Miyagi. Mais ayant déjà vu tous ses groupes pléthore de fois, je préfère m’abstenir.
Par contre, une semaine avant, le buzz est tout autre. Pour la soirée d’ouverture vont se succéder Tez, Bitchee Bitchee Ya Ya Ya, Orgasmic et surtout Prefuse 73.
Il fait un froid cataclysmique dehors, je débarque sur ma petite bicyclette, tout enmitoufflé. A peine le temps de pénétrer dans l’antre de la Cartonnerie (« the » salle de Reims) que le bar s’impose à moi. Ouf, je pensais être à la bourre mais non, pas cette fois-ci. Je profite des lumières installées pour l’occasion pour me mettre dans l’ambiance. C’est plutôt laserlight fluo ce soir, hum hum, c’est la mode non ?
Je pénètre dans la salle pour l’ouverture avec [size=15]Tez</BIG>. Le gazier fait du beat-box et officie généralement avec les Cocorosie. Il a un parfait look de geek et livre un « truc » (c’est le mot) complètement barré. Puisqu’il faut mettre les gens dans des cases, on dira que c’est de l’abstract beat-box. Pendant environ 20 min ça part dans tous les sens mais avec une certaine cohérence. Intéressant OK… Transcendant quand même pas….
Vient le tour des très arty [size=15]Bitchee Bitchee Ya Ya Ya</BIG>. Encore un énième buzz, une bulle de chewing-gum qui explose ridiculement. Ce n’est pas nul, non, non. C’est juste sans intérêt. Et c’est con parce que les 2 mecs envoient du lourd derrière leur batterie et synthé. Le genre qui provoque des grosses montées, qui fait qu’au début du morceau on tape du pied et qu’au bout de 30 secondes c’est les jambes qui bougent toutes seules avant que les bras ne se lèvent et que l’on se mette à crier. Mais voilà, il y a « la » fille, celle qui fait retomber le soufflé malgré ses déhanchements prometteurs : elle chante comme ma sœur sous sa douche un lendemain de cuite avec 2 paquets de cigarettes dans les poumons. Et là, non ce n’est plus possible. Je reste jusqu’au bout avec cette envie d’y croire. Par moment j’y arrive, par moment ça monte ça monte et c’est vraiment bon mais ça ne tient pas longtemps.
Ouf, Scott Herren rentre sur scène. Changeons de division. [size=15]Prefuse 73</BIG>, un des papes de l’abstract hip-hop. Sur scène il n’est pas tout seul, un mec l’accompagne aux machines et un batteur de free-jazz se joint à eux. Je n’accroche pas avec les 2 derniers albums qui sont (allez on peut le dire) vraiment pourri. Mais là, pendant plus d’1h c’est mieux qu’un best of, c’est le all-star game. Le petit Scott va surtout se concentrer sur son chef d’œuvre « One Word Extinguisher ». Le batteur va faire plus que suivre, c’est souvent lui qui va donner le ton, imposer la rythmique. Et que c’est bon ! Les sons viennent de partout, ça fuse dans tous les sens. C’est sublime. Je suis tout devant, les yeux tout écarquillés. J’en redemande. Le dernier quart d’heure est jazzy à souhait tout en étant dansant, un pur bijou. Mais voilà, ça finit trop vite.
Le temps d’aller fumer une clope au bar qu’[size=15]Orgasmic</BIG> prend les commandes pour le final. Je suis crevé mais je demande à voir ce que donne le mec de TTC en live. J’ai horreur du groupe de hip-hop mais j’admets que Para One et Orgasmic font du bon boulot derrière. Me voila donc accouder au bar à observer. Les 5 premières minutes tout le monde semble faire comme moi. La fosse est vide. Ca me fait même un peu de peine. Mais en moins de 10 min et quelques galettes savamment dosées, le dance-floor explose. Tout le monde a rejoint la fosse qui devient la piste de dance. Ahh ben oui, Orgasmic sait y faire, et il mixe bien le gazier. Même si le son (un peu trop crunk, dirty-south, disons très Institubes) est efficace, ce n’est pas ma came. Mais je comprends le déferlement de sueur qui envahit la foule. Je ne reste pas jusqu’à la fin et décide de reprendre ma petite bicyclette dans le froid.
Au final, une excellente soirée d’ouverture d’Elektricity. La Carto sait mélanger les genres pour le plus grand bonheur des oreilles. Un festival à suivre pour sa programmation.
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