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16/06/2008 Electro Alternativ : Live Report
Report
by berlintobarcelona pour fm-r


Ce festival electro plante ses chapiteaux depuis 4 ans à Toulouse. Je l’ai vu évoluer à son rythme, prendre progressivement ses marques. Ce petit rendez-vous n’a jamais remporté un franc succès au niveau de l’affluence. Cela est regrettable car l’équipe organisatrice s’efforce de proposer une programmation autant exigeante qu’efficace. Me voila donc prèt pour cette 4ème édition, sans aucun doute la plus intéressante sur le papier.

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        Vendredi 6 Juin
   
    Depuis des semaines le temps est tout simplement pourri sur Toulouse. Quelques heures avant le début des festivités, une sympathique pluie diluvienne s’abat sur la ville. Ca m’incite à chausser mes chaussures de randonnées car je sais d’avance que la boue m’attend. Je rejoins le site sur les coup de 23h, il fait un froid hivernal. Il n’y a pas grand monde et d’ailleurs la soirée semblera bien vide dans l’ensemble. Quoi qu’il en soit, le site est assez bien foutu. Il y a deux chapiteaux de taille modeste, un espace chill-out avec son bar, un autre bar extérieur et quelques stands éparpillés. Le lieu est suffisamment vaste pour éviter l’attroupement. J’entends vaguement la fluokid Yelle qui finit son show et ça ne m’atteins pas du tout. Je file jeter une oreille à Morgomix, le mec joue beaucoup avec mes nerfs, il cut sans cesse, break à tout va. C’est pas mal mais ça me gonfle au bout de 20min. Je file rapidement sur Electroluxe, les 4 toulousains la joue binaire à tendance EdBanger, c’est pas vraiment évolué mais ça a le mérite d’être efficace.
    1h du mat, arrive le moment fort de la soirée : DJ Kentaro. Le maitre nippon du turntablism prend place. Et c’est parti pour 1h de….. vide. Autant l’avouer, il s’est gentiment foutu de nous en se contentant de passer des vinyles déjà scratchés, en jouant à chaque fois avec le même principe : un départ reggae avec une montée drum’n’bass. Le public en grande partie bourré et défoncé s’en fout allègrement et danse comme si de rien n’était. Kentaro s’autorise 2 passages intéressants en tout et pour tout. Je resterai tout le set mais j’en ressors profondément déçu.
    Je poursuis mes pérégrinations nocturnes sur The Hacker qui livre le meilleur set techno du festival : sombre, puissant et terriblement dansant. Rien à dire, il maitrise à la perfection ses platines. En parallèle DJ Hype envoie de la grosse drum’n’bass sous l’autre chapiteau.
    Je finis ma soirée en jetant une oreille distraite sur Monosurround. Ca a l’air de balancer sévèrement mais la fatigue l’emporte et je préfère rentrer.

        Samedi 7 Juin

    Le temps est plus clément ce soir. Pas de pluie aujourd’hui, le site est moins glissant que la veille. J’arrive tôt ce soir car c’est un des gros noms du festival qui ouvre le bal. Il est 22h quand The Bug, la récente signature de Ninja Tune, prend les platines. Nous sommes 3 spectateurs au début du set, ça fait plaisir de savoir que le public connait aussi bien ce mec. Mais le son et les lumières pètent au bout de 10min. C’est un mal pour un bien, ça permet à la foule d’arriver lentement. 22h30, cette fois-ci c’est la bonne. Ca part directement dub-step et raggacore, la basse est lourde et prend aux trippes. Mais voila, il a le don pour foutre en l’air son set : toutes les 3min il stoppe son morceau violemment. Ca empêche de rentrer complètement dans le set. C’est vraiment regrettable car le mec a tout pour envoyer du lourd et du bon. Même Warrior Queen, la MC qui l’accompagne, semble avoir du mal à le suivre. Ca restera cependant une des meilleures découvertes de l’année grâce à une ambiance et un son vraiment unique, un truc percutant qui prend au bide.
    La suite est plus classique et j’enchaine sans convictions les sets et concerts. Un point positif : il y a beaucoup plus de monde que la veille. Noisyka balance de la techno binaire pour clubber ayant besoin de se dégourdir les jambes. Kali Live Dub excelle dans le dub planant avec montée puissante mais j’avoue que ce n'est pas trop ma came, ça ressemble trop souvent à du High Tone. Passage par Traxxland, de l’electro torturée et alambiquée d’assez bonne facture. Puis c’est au tour de Scorn, une légende dub-step. Mais bon, à 2h du mat’, je n'ai pas vraiment envie de me la couler douce sur une rythmique pépère. OK c’est pas mal ce qu’il fait mais c’est définitivement trop mou pour moi. J’attends patiemment Milanese pour réveiller mes esgourdes. Et là autant l’avouer, c’est autrement plus la classe. Malgré un public disparate, le mec envoie la sauce et il joue le jeu à fond. C’est tordu et diablement déstructuré. Ca break dans tous les sens. Le public est moyennement réceptif et c’est dommage.
    Mais il est déjà 3h et j’ai envie de me finir sur de la techno minimale. Heureusement que Jennifer Cardini est présente ce soir. Même si la miss livre un de ses sets les plus faiblards que j’ai pu voir, ça me convient totalement. L’avantage avec Cardini, c’est qu’il y a une montée toutes les 3min. A chaque fois, on a l’impression qu’un avion décolle dans notre tête, c’est puissant et efficace. Je n’en demande pas plus. Je danse durant tout le set. Il est 4h30 quand j’émerge du chapiteau.
    A partir de maintenant, place au bourrinage dans les règles de l’art avec Manu le Malin et T.Raumschmiere. Je n'ai pas vraiment envie de ça. Il est temps pour moi de rentrer.

        BILAN

    Une édition en demi-teinte au final. L’organisation est nickel, de ce coté là, rien à dire : les horaires sont en grande partie respectées, il y a peu d’attente aux bars, les bénévoles sont très sympas. Le son était pas contre assez moyen sous les 2 chapiteaux. Le principal hic vient sans doute de la programmation. Certes elle était qualitativement au rendez-vous mais à trop vouloir taper dans tous les styles, une grande partie du public à eu du mal à s’y retrouver sur la longueur. Quoi qu’il en soit, ce festival mérite de perdurer dans le paysage toulousain ne serait ce que pour son ambiance bon enfant et l’excellent travail de l’équipe organisatrice.




16/06/2008
Electro-Aternativ : l'un des meilleurs festivals électro que j'ai pu faire au niveau de l'ambiance, avec juppes de mamies distribuées à tout le monde à l'entrée !! Une petite review + quelques infos sur les galères du festival par ici : www.sourdoreille.net
by youpa



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