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05/02/2012 Astropolis Hiver : toute toute première fois
| Report |
by playmobiiitch pour fm-r Brest, tu es ma garce préférée. Si aujourd'hui tu me détestes, d'avoir pu un jour quitté Nolwenn, sache que je me fais un malin plaisir à venir te visiter régulièrement, de nuit, l'hiver comme l'été. Mon alibi n'est pas poli, mais astral, comme ce festival, désormais hivernal ? Gribouillage à la fin des terres pour une poignée de soirées mouvementées.
Vendredi 20 janvier 2012, TER Bretagne.
L'aimable contrôleur du train ne s'exprime qu'en breton. Bienvenue chez les ch'tis. Un détour par la longue avenue où s'époumone déjà le brestois agité, pour s'offrir un ou deux godets afin de rivaliser rapidement avec lui. Note pour ultérieurement : on ne rivalise pas avec un Brestois. Direction le mythique Vauban (pas le Jean Nouvel de Louis XIV, mais plutôt un hôtel qui fait aussi de la restauration pas forcément rapide, c'est un contre-concept, idée à développer). Ce sera notre unique lieu de villégiature de la soirée. Motif : la bouillabaisse acide servie en bas dans la rade nous promet des migraines rien qu'en évoquant les noms programmés). Un hôtel lynchien, un bar alléchant, une clientèle lichée : voilà pour le décor bruyant dans lequel nos oreilles furent agréablement surprises par Arno Gonzalez et Clément Meyer, qui tenait tribune en lieu et place de Radio Slave. Car l'esclave de la radio était coincé à Berlin pour cause d'embouteillages, en raison de la Fashion Week. Note aux quelques éventuels programmateurs qui lisent ce billet : penser à ne pas booker Radio Slave lors du Salon du Bourget ou de l'Agriculture. Le gaillard a visiblement quelques excuses rigolotes dans sa besace. On le remerciera néanmoins de nous avoir fait enfin pu goûter au Clément Meyer, que nous aimions d'amour depuis les débuts de Get The Curse. Il devait être programmé pour la majorité du festival : peut être a t-il gagné cette nuit là le droit de revenir fouler Keroual.
Samedi 21, gare de Brest.
Tout ce report nous ramène au monde ferroviaire. Etrange, aussi étonnant que cet improbable distributeur de parapluies automatique disponible dans la gare. Détour donc par l'orchestre des hauts parleurs où des enfants jouent avec des postes de radio, sous la houlette d'un chef d'orchestre. Initiative intrigante doublée de bonnes volontés juvéniles, déjà proposée chez les joyeuses drilles d'Electroni-K. Il est déjà 16h, Brest s'éveille, l'heure d'aller enflammer le dance-floor pour les plus de 6 ans. Au sous-sol du même Vauban, là où erraient leurs propres géniteurs quelques heures auparavant, les kids brestois se déhanchent de manière pas vraiment ostentatoires sur le mix pugnace de Nicolas "Le Lapin" Masseyeff. Set presque plus intéressant que celui qu'il livrera pour maman et papa quelques heures plus tard à la Carène. Nous aurons entre temps froissé l'égo d'une speakerine locale, enfilé quelques fruits de la mer d'Iroise, descendu quelques talus et quelques crus avant LA rencontre de ce festival. Nicolas Jaar ou le voyage grand public vers une minimale joliment calibrée. Beau VJying, belles compositions retranscrites et accompagnées d'un bassiste. On gardera en mémoire d'épiques envolées qui te caressent ce qu'il te reste de boyaux. Enfin, comment ne pas évoquer le all-night de Mr Scruff ou le marathon de papa François K ? Un seul dénominateur commun : une culture musicale dense et totale.
En résumé, on retiendra de cette escapade brestoise une exigence musicale similaire à la grand'messe estivale ou une louable diversité sonore, dans des cadres toujours improbables. Et dans quelques années, on pourra se vanter dans les dîners, d'avoir assisté, béat, aux premiers pas d'Astropolis Hiver.
08/02/2012 Trés jolie plume ! by jyeff
06/02/2012 putain c'est clair : c'est hyper bien écrit tout ça !
J'ai strictement aucune idée de ce qu'est l'Astroplois hiver à la base, "visiblement" un laboratoire à intrigues, ton report m'a intrigué en tous cas, SI un jour je me trouve dans le coin, au moment ou etc etc je tacherais de me souvenir que j'ai eu envie en lisant ces lignes d'aller découvrir cet ovni. by moza
06/02/2012 Aaah quelle plume ! Speakerine locale ?
Attention cependant à ce qu'Astropolis ne s'immisce pas trop dans le continent (Rennes, Angers), à grands coups de concerts mastocs (Amon Tobin, Gui Boratto, Jeff Mills, 2 Many Dj's), sans trop se soucier des autres acteurs locaux/départementaux/régionaux et de leurs activités/histoires/actualités. by Jogging Vert
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