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05/08/2010 Astropolis 2010 - plus Brest la vie (livereport)
| Report |
by playmobiiitch pour fm-r

Acte 1 : l'intérieur. Une boîte de nuit est comme un foetus. Parfois mort, parfois vivant, souvent en gestation. Et la bien nommée la Suite dans le port de Brest ne déroge à cette règle. Au manger du soir : du gras, de la couenne, du tendon et quand même un peu de viande, le tout suintant comme jamais. Comme dans le jambon de MDD en somme qui offre généralement un honorable rapport qualité/prix. Ne vous inquiétez pas, le vin coulera à flots durant tout ce report. Apéritif avec TEPR, revenu de son tour du monde comme tambourin de Yelle. Ce garçon est talentueux et il le sait. Du coup, il en profite un peu. Local de l'étape, le loubard morlaisien enfile les tubes et met les kids brestois à ces pieds. Leurs parents aussi. Plat de résistance avec JULIAN JEWEIL, en maître d'hôtel intransigeant. Un set rondement mené, tout en jolies basses langoureuses. Un peu comme les brestoises en fait. Mais en moins approximatif. Dessert sans gelée inutile avec DUSTY KID. On continue dans le qualitatif de qualité où les jambes reprennent le dessus sur le cerveau. Cette alternance est finalement la bienvenue. Son final sur Here Comes The Techno restera comme une des meilleures montées de ce moment Hippie hippie. Je pars sans laisser de pourboire ni d'adresse. On me proposait AGORIA en digestif. Je n'aime pas les laxatifs. J'aurai eu tort. Seul un fossé daignera accepter mon être rempli. De mauvaise foi.
Acte 2 : l'extérieur Accéder au manoir de Kéroual demande une extrême concentration. Procéder autrement en serait pour vos frais. L'Olympe électronique se mérite et la montée vers cet étrange paradis est peuplé de dangers. Tous n'y parviendront pas et déjà les plus faibles, submergés par les litres de rosé frelaté, s'affalent en bordure du chemin. Paix à leurs âmes avinés. Passé le saint patron des accréditations, l'orgie sonore et visuelle peut débuter. DOCTOR FLAKE, le haut savoyard, ouvre la marche en proposant un set non dansant. Fait notoire et osé puisque tous sont là pour faire remuer les popotins. Accompagné de la divine Vale Poher, le bon docteur prodigue son hip hop bricolé, sans concession aucune. Aimable découverte, à contre-sens de la tonalité du soir. OTTO VAN SCHIRACH. Ou quand une figurine SM rencontre un siou. Alternant Bourbon et Cristaline, tout comme moi. Sauf que je ne suis pas SM. Quoique pour rester devant pareil spectacle, il faut s'avoir s'oublier et contempler ces deux êtres pervers. Bienvenue au quai branlé. Je pars, j'ai assez ri. Mais le meilleur reste à venir. SCRATCH BANDIT CREW, les biens nommés. Soit un énième ersatz de Birdy Nam Nam. Si leur technicité est indiscutable, leur apport à la musique moderne reste une énigme. Et voici PAUL KALKBRENNER. Teuton fin et puissant à la fois, qui me mènera par le bout du nez comme une jeune fille de peu de vertus. Son set fût hypnotique, tranchant, didactique et conclut par une relecture affolante du divin Stromaé. S'en suit MANU LE MALIN. 16 Astropolis, 16 participations, 16 participants. Mieux que Just Fontaine et Gert Müller réunis. Le malin prend le volant pour deux heures de danse compressée. J'y étais. Et j'ai pris mon pied. Il est cinq heures, MATHEW JOHNSON s'éveille. Soyons francs : je n'ai aucun souvenir de son set et je ne chercherai pas à vous endormir avec de vulgaires propos pompés en haut en bas à gauche à droite. Juste que le lever du jour (et non du soleil, quelle anomalie climatique à Brest !) fût LE freaky hippie moment du festival ou une assemblée de femmes et d'hommes nus, communiant ensemble, abreuvés aux perversions sonores du canadien. Dormez braves gens, les hippies rêvent.
Epique et utopique, Astropolis est un laboratoire sonore, à consommer sans modération, à toute berzingue. Avec Brest en toile de fond, lacez vos plus belles moonboots pour ce voyage spacio-temporel, pour des rencontres d'un 4ème type.
20/08/2010 Malgré une prog sans saveur, ton report donne l'impression que c'était quand même une chouette édition. Bien vu... by berlintobarcelona
17/08/2010 Visiblement tout le monde n'est pas de mon avis, notamment chez les vilains gauchos de Libération : [url]http://www.liberation.fr/culture/0101650067-chaotique-astropolis[/url] by playmobiiitch
16/08/2010 Con de hippy ;) by AlëKSs
06/08/2010 Il écrit bien l'playmo quand même.
Ne pas aller Agoria, c'est moyen par contre.
Just et Gert font mieux que 16, si tu comptes leurs buts ! Ah by Jogging Vert
05/08/2010 Bravo pour ce beau report. by Brdr
05/08/2010 Le présent s'est envolé.
Les fantasmes font partie de la réalité et on enlève les freins.
On pense clairement et pourtant, on ne pense pas.
Et cela nous semble bien.
On arrête d'essayer de tout maîtriser.
Des flots tièdes de substances chimiques en nous.
On fluctue.
Est-ce l'effet de lésions cérébrales ?
On oublie les chagrins, les blessures de la vie.
On veut s'envoler ailleurs.
On ne se sent plus menacés par les autres.
Toutes nos inquiétudes se sont évaporées.
On est dans les nuages à présent, on est grands ouverts.
On est des spationautes en orbite autour de la Terre.
Ouaih, tout le monde à l'air... a l'air superbe, d'ici.
On est ivres d'émotions, on désire l'inatteignable.
On met notre santé mentale en péril pour quelques instants de clairvoyance.
Tant d'idées, si peu de mémoire.
La dernière pensée est tuée par anticipation de la prochaine.
On est saisis par un irrésistible sentiment d'amour.
On flotte à l'unisson.
On est ensemble.
J'aimerais que ce soit vrai.
On veut un niveau universel d'harmonie, où on se sentira à l'aise avec tout le monde.
On est en rythme, éléments d'un mouvement.
Un mouvement d'évasion.
On fait au revoir de la main.
En fin de compte, on veut juste être heureux.
Big Up pour ton report !!!!! :D
et à Astropolis bien sur!! by Atraplelazer
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