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23/06/2009 29-30-31 Mai : Vent rock sur Barcelone
Report
by Ceibe pour fm-r


Le Primavera est un festival atypique par sa programmation confidentielle mais avec des proportions de scènes immenses. Véritable tremplin pour la carrière pour nombreux groupes, il est passage obligé des jeunes pouces (Soft Pack, Shearwater) mais rassemble aussi des expérimentés groupes obscurs et exigeants ou en voie de célébrité (Dead Meadow, Sunn O))), Deerhunter, Liars). Côté tête d’affiche, ça ne va que rarement puiser dans la rotation FM (Bloc Party), mais plutôt dans la valeur sûre et le culte (Jarvis Cocker, My Bloody Valentine, Sonic Youth). Au milieu de cette programmation exigeante, une bizarrerie, la présence de l’idole Neil Young qui a provoqué un changement radical dans le public venu majoritairement cette journée là pour le voir et profiter de la présence de Sonic Youth en promo d’un album sorti dans la foulée.


Préambule

Le festival n’a que peu d’impact sur la ville. Mis à part quelques soirées officielles quelques jours avant le festival et après, et des concerts en plein air fréquenté par un demi millier de personnes. Les concerts d’ouverture et de clôture sont en libre accès avec le billet du festival, et on y retrouve le public essentiellement espagnol bavard et prêt à chaque instant à applaudir et faire du bruit quand un rythme lui plait. Ambiance curieuse quand on vient écouter de la musique avant tout, mais il faut s’adapter à la joyeuse humeur locale. Au bilan de ces soirées, signalons que les concerts ont été décalés pour permettre à la salle d’être au moins un peu pleine car la soirée Zu et Dälek se jouait en même temps que la finale de la Champions League. Jusqu’au bout le football gagne en Espagne. Les deux groupes ont fait le métier. Zu en particulier qui a su profiter d’une ambiance surchauffée pour faire un très gros concert. La chanson jouée en dernier, en commun avec Dälek fut particulièrement réussie et augure le meilleur pour le serpent de mer qu’est leur album commun.


Le Site

Le festival est encore assez jeune et se cherche encore, tous les ans des changements dans la disposition des scènes se fait. La magnifique scène en bord de mer a été malheureusement abandonnée au profit d’un terrain moins charmant mais certainement plus facile à gérer car le son y fut particulièrement bon tout le week end. D’ailleurs, à la différence de l’année passée, le son est globalement bon partout avec un carton jaune à la scène Pitchfork ou le son est bon uniquement à proximité de la scène. Sur la grande scène "Estrella Damm" (Jupiler/Kronembourg locale), ce fut inconstant. Et puis bonheur, les concerts à l’heure. Le Primavera semble professionnel, que ce soit au niveau sécurité, organisation, communication. A ce niveau c’est un festival 4 étoiles, finalement les griefs sont à mettre sur le béton omniprésent et qui casse les pattes, et sur le fait que l’on voit sur des scènes gigantesques des groupes qui finalement jouent pour la plupart dans des salles minuscules à un mètre de nous. La nourriture est assez chère et de qualité aléatoire, mais il y a de vrais bons plans. L’alcool est relativement bon marché, 4€ la pinte, mais pas de demis. En revanche, il y a des alcools forts à profusion, allant d’un alcool (très généreux) et soda à 6€ à une vodka redbull (tout aussi généreuse) à 7 €. L’arnaque demeure les shots à 2€ puisqu’il n’y a que cet étrange breuvage que l’on appelle Jaggermeister


Jeudi

La programmation laisse une belle plage à la scène espagnole en ouverture. Cependant, mon expérience de 2008 ne m’a pas incité à arriver avant la première tête d’affiche internationale, les SpaceRockeurs de Spectrum, avec des ex de Spacemen 3. Très bonne entrée en matière, voire la meilleure qui soit. Un groupe tout à fait dans l’esprit Prima. Un rock aérien et puissant, urbain, qui prend aux tripes. Un groupe complexe et beau comme celui-ci facilite l’entrée en matière car ceux arrivés avant à Barcelone ayant pris le soleil sur la plage et fait du tourisme pendant trois jours, avaient pratiquement oublié qu’ils venaient pour un festival. Magik Markers se fait de loin, il faut faire la queue pour les jetons et hélas les nouvelles machines automatiques ne sont pas encore au point et la queue fait rater l’intégralité d’un concert qui ne semblait heureusement pas passionnant. On se balade sur le site, baillons devant les Vaselines avant de se retrouver médusés devant Lightning Bolt

Lightning bolt
sur une scène... Hérésie ?!? Le public bouge un peu, mais l’intensité et l’intérêt semble bien moindre que lorsqu’ils jouent dans la foule. On s’ennuie quelque peu. Les plus téméraires restent quand d‘autres vont se placer devant Yo La Tengo. Ceux qui restent sont les grands gagnants car les derniers titres du combo sont bien plus incisifs, font oublier la distance et une douce frénésie contagieuse commence à atteindre l’assistance. On ne fait que passer qu’un quart d’heure devant Yo La Tengo qui fait un set convaincant.

En réalité on attend avec beaucoup d’impatience le groupe de la bête enragée qu’est  David Yow, l’une des reformations les plus attendues de 2009, The Jesus Lizard. David Yow, semble dans une forme olympique, il n’attend pas une demi chanson pour se jeter dans le public en vociférant des titres que l’on espérait ne jamais voir en live. L’alcool ayant pervertis les plus sages, la fosse devient un brasier incontrôlable dans lequel David Yow revient régulièrement mettre un peu d’huile. Le concert dure une bonne heure bien évidement trop courte quand un groupe est aussi attendu et apprécié, et qu’il fait un set parfait. Mes compagnons ressortent en sueur, complètement hystériques, certains jurant que c’est l’un des concerts de leur vie. Il est en tous cas entré dans la légende du festival.

Le reste de la soirée est en roue libre. The Bug joue sur la pitchfork, un MC assez caricatural et un son approximatif éreintent un peu la prestation du DJ The Bug qui a pourtant des morceaux intelligents et qui font récupérer de la claque précédente en dansant.

Suit le choc sonore My Bloody Valentine. Je fais un saut d’un mètre en arrière à la première note. Je savais qu’ils jouaient forts, mais je demeure surpris. Rapidement je suis déçu de la bouillie sonore qu’est le concert sur la grande scène. Ils rejouent le lendemain dans l’auditorium, ils auront à coup sûr une seconde chance. On se pose devant Dead Meadow, capables de magnifiques morceaux psychédéliques mais aussi de passages rock moins réussis, je suis globalement déçu. Alors on va voir le prolifique punk Jay Reatard. Un débat naitra autour de ce concert ? Horrible caricature de lui-même, ou géniale caricature ? Concert assez drôle pas inintéressant, tout en puissance. Mais le plus plaisant fut leur accoutrement et leur coupe de cheveux à rendre jaloux Robert Plant.

Cela nous amène vers l’une des déception du festival. Auteur deux semaines auparavant d’un choc émotionnel alléchant à Paris conté par un camarade s’étant rendu à l’anniversaire Warp, je me place correctement pour en prendre plein les mirettes. Aphex Twin a fait du « Windolicker » et non du « Come to Daddy » si on parle single. Ce fut un set fort agréable, mais consensuel et finalement décevant par rapport à la violence que l’on espérait. Beaucoup d’entre nous sont rentrés après cette expérience, déçus.

J’ai continué jusqu’à l’aube, ratant le split et le règlement de compte sur scène de Wavves, surement à cause d’une après midi un peu trop alcoolisée, provoquant un concert complètement raté. J’ai poussé jusqu’à Squarepusher qui a joué tantôt seul avec sa machine et sa guitare (revigorant) et tantôt avec un batteur (Ennuyant et répétif). Malheureusement, la seconde impression l’emporte.


Vendredi

Nouvelle journée avec une arrivée un peu tardive sur le site. Très bonne entrée en matière avec un des groupes le plus cet été, les très bons Sleepy Sun. Le groupe est déjà complètement défoncé. Mais le son est bon sur l’ATP, le concert est obscur, et le spectacle du groupe en train de planer sur leur son psyché est un spectacle assez incroyable. Court passage devant Spiritualized qui joue 1h30 alors qu’il fait encore plein jour un set pop souvent gracieuse, parfois posée, parfois planante et enfin selon les dire, un final de 45 minutes très réussi. Ils n’ont surtout, pas joués à la bonne heure.

On préfère les espagnols de Tokyo Sex Destruction... C'est pas très fin, ils sont dans le garage punk efficace. Devant un public étonnamment peu nombreux, ils jouent généreusement, le chanteur sautant partout, en fait des tonnes, mais n’est pas agaçant. L’heure de concert intense se termine par un slam du chanteur par-dessus le mur d’enceinte en atterrissant volontairement sur la batterie, comme ça, pas de rappel.

On voit la dernière chanson du set de 30 minutes des excellents The Pains Of Being Pure At Heart qui jouent sur la scène en partenariat avec le Webzine Pitchfork. Le public est médusé. Le concert semblait vraiment bon, et on peut supposer que le groupe sera de retour dès l’année prochaine sur une plus grande scène, car il s’agit d’une occasion manquée. Pas le temps de huer l’arnaque comme le reste de l’assistance, nous avons réservé un billet payant pour être sur d’avoir accès à l’auditorium pour voir My Bloody Valentine réduire en bouillie ce qu’il nous reste de tympans. La salle est pleine, on se dirige les premiers vers la mezzanine, ou nous sommes installés au premier rang. On verra le show tout en dénivelé avec les projections et les jeux de lumière. Comme la veille, My Bloody Valentine commence par I Only Said que le public chantonnait dans les travées durant toute l’attente du concert et continue avec Only Shallow. De nombreux titres de Loveless sont joués, reconnaissables ici dans le mur de bruit du groupe grâce à la précision du son de l’auditorium. Ce fut 1h15 de pur bonheur, conclues par 20 minutes de larsen et de saturations démentes. Même si il se passe rien sur scène, les décibels envoyés par le groupe et la puissance des titres rendent un concert de My Bloody Valentine très excitant. Avec tous les échos négatifs entendus sur le groupe, c’est une énorme surprise pour moi d’avoir pris mon pied à ce point, assurément, mon concert du festival. Signalons sinon, que le Primavera doit payer une sono toute neuve à l’auditorium car My Bloody Valentine joue tellement fort qu’ils l’ont cramée.

La sortie est difficile, il fait nuit maintenant, on a raté Sunn O))) mais on a le droit au désormais célèbre débat entre ceux qui pensent que c’est de la hype et du bruit pour rien et ceux qui pensent avoir vécus l’une de leurs expériences musicales de leur vie. Raté la reformation de Throwing Muses qui hélas est le genre de groupe à éviter consciencieusement la France, raté les 30 minutes de Jason Lytle, un Grandaddy en solo qui avaient un gout de trop peu et Crystal Antlers qui a laissé des avis très partagés. Bref, il semble que l’on ait fait le bon choix tant tous ceux qui sont sortis de l'auditorium avaient des étoiles dans les yeux.

Malgré mon état de choc, je demeure lucide devant Jarvis Cocker. L’ancien leader de Pulp est en pleine forme, sa pop est léchée, pas désagréable, mais terriblement surfaite. Il en fait des tonnes, la musique est consensuelle, il ne joue pas de Pulp et il agace rapidement par son attitude démesurée. A la manière de Morrissey qui depuis quelques années ne prend plus de risque dans ses mélodies, Jarvis traine dans les mêmes remous, mais bon, Morrissey conserve cette voix miraculeuse et cet univers alors que Jarvis malgré son timbre, rentre dans le rang.

C’est à regret que l’on part et que l’on se repose le cerveau devant The Drones. On file voir Dan Deacon et on atterrit devant Fucked Up. C’est ça de tenir son plan à l’envers. Gros regret. Dan Deacon semble être avec Monotonix l’un des groupes remuant le plus originalement le public de cette année 2009, et hélas aucune chance de le revoir. Fucked Up est à mi-chemin entre la jouissance pure et l’odeur d’arnaque fumante. Jouissance car son pachydermique chanteur fait preuve d’une générosité rare parcourant le public à la recherche de coups auquel il répond, monte sur les échafaudages. L’anarque, c’est que ça sonne métal punk très très basique que l’on retrouve dans n’importe quel squatt le samedi soir et qu’ils sont 7 ou 8 sur scènes pour aligner deux accords qui se suivent.

Une antithèse à Fucked Up, Shellac, suit. C’est l’un des groupes emblématique (avec Sonic Youth présent TOUTES les années impaires) du festival, le trio passe TOUS LES ANS ! Présents en 2006, 2008, 2009, la firme de Steve Albini n’a rien à vendre et vient selon moi surtout pour le plaisir. Le concert est nettement en deça de ce que je connais d’eux, mais demeure toujours un plaisir inégalable. Je parviens à rester jusqu'au bout malgré la tentation de voir le groupe suivant, A Certain Ratio

On fait la fin de A Certain Ratio qui fait danser et remuer les guiboles, mais on est loin de l’euphorie espérée. Petite balade sur le site et alimentation devant Skatebard (bien), DJ Feadz accompagné de Jackson (putassier) et retour devant Mahjongg qui délivre une bonne énergie. Au premier abord… Groupe rock electro pour pauvre qui ne décolle pas vraiment, on finit la nuit devant Michael Mayer avec le soleil qui se lève derrière nous. L’allemand nous tient éveillé avec un son bien moins minimal et violent que ses albums le laissaient le présager. Il mixe ses titres avant de finir sur un improbable titre à mi chemin entre l’Eurodance, la minimale allemande et une fanfare bavaroise (?!?). L’avantage de rester jusqu’à la fermeture est que l’on rentre en métro, tranquillement, alors que si l’on rentre avant, on a le droit à un trajet en bus payant interminable.


Samedi

Cette fois ci, on arrive à l’ouverture des portes pour profiter à fond de cette dernière journée et voir The New Year dans un auditorium déjà bien rempli à 16h00. Leur pop aérienne sied très bien à la sieste réparatrice dont on a besoin pour assister à la nuit remplie qui nous attend.

On se laisse convaincre par l’intéressant projet parallèle de certains Tokyo Sex Destruction, The Lions Constellation, pop rock vraiment sympa, mais un public très peu nombreux. Sur le site, on commence à ressentir une grosse différence, il va peu à peu bien plus se remplir que les autres jours puisque les barcelonais indifférents à un festival de rock alternatif se laissent naturellement plus séduire par une légende comme Neil Young doublée de la venue de Sonic Youth. Les t-shirt floqués « Goo » pullulent de manière assez incroyable et parfois niaise (oh chérie, on met le même t-shirt ?) sur le site.

Après un détour raté par Ariel Pink, Shearwater offre un des moments de grâce du festival. Le quintet éveille tous mes sens et mon attention. Le batteur en particulier est surprenant. Il ressemble à un Philippe Lucas métalleux alors que Shearwater fait dans la pop folk gracile et fragile. Il a une frappe tonitruante ce qui vient troubler l’équilibre de ce groupe. C’est d’ailleurs au final, avec ce look atypique, l’une des stars du combo en jouant en plus divers instruments exotiques. Le concert est bien trop court. J’en ai vu pleurer de bonheur. La scène Pitchfork ou j’allais pour la dernière fois cette année a su se montrer à la hauteur de la réputation du label qu’est le webzine.

Il est temps de retourner sur la Vice/Rayban pour twister avec Daisy, Kittie & Lewis. Car en 2009 au Prima on a eu le droit voyager dans le temps et danser le rock de Little Richard pendant une heure en faisant le presse purée avec ses pieds. J’ai du mal à imaginer que ce groupe percera dans l’avenir car malgré le revival blues rockabilly actuel, il n’y a pas de place pour un groupe de reprises fidèles. Visiblement, pour Rayban, le spectacle n’était pas forcément sur scène mais, surtout dans le public ou la marque a un franc succès en ce moment avec le retour en force d’un de ses gros modèle emblématique. Une paire sur deux semblait d’être de la marque. Mais les Rayban sont comme le public du festival, faites plus pour être vu que pour voir. Le public est très branché et d’âge mûr. On a un vrai public rock, assez élégant branchouille, mais un public qui sait aussi se lâcher avec les circonstances.

Comme les Vaselines, Jayhawks, The Bats ou Throwing Muses, le Prima trouve toujours le moyen de programmer des groupes d’âge avancés (15-20 ans d’existence) et cultes dont je n’ai jamais entendu parler. La découverte du jour sera Th’Faith Healers. Le groupe joue bougrement bien, la chanteuse sans âge vit les morceaux pleinement. Le guitariste joue sur un instrument ridiculement petit mais ça n’empêche pas le groupe de faire un concert de noise-grunge psychédélique très intéressant.

La jauge était vide, et pour cause, tout le monde est devant la grande scène. On arrive les derniers pour voir l’icône Neil Young. Le concert commence avec suffisamment de retard pour que l’on ne se place pas trop loin de la scène. Neil Young a fait le métier avec un concert au son impeccable, il ne triche pas avec le public, on le voit vieillissant et bouffit mais regorge d’énergie, de générosité et de bonheur. Ca a commencé tambour battant, avec un Hey Hey My My résonnant sur tout le site en second, un joli quart d’heure acoustique et en 1h45 on tourne une page très remplie d’histoire de la musique. Certains malins ont déjà vu ou retourneront voir Neil Young et ont pu filer pour profiter d’un concert, aux échos, très réussi de Oneida.

La descente se fait avec Liars qui retient l’attention rapidement avec un set en formation minimum devant un monde fou. Je n’avais pas forcément l’intention de prêter une oreille attentive, mais ils m’ont finalement vraiment convaincus.

Enfin Sonic Youth. Le groupe est en super forme et fier de présenter un nouvel album qu’ils joueront pratiquement en entier pendant 1h15 en plus de quelques classiques dont un Squeeze the Breeze retentissant. Après cela j’ai erré de scènes en scène, tentant Ghostface Killah qui a pris son chèque et s’est barré au bout de 30 minutes, DJ Rupture qui malheureusement est moins inspiré que sur ses albums, Zombie Zombie ainsi que les Black Lips qui ont provoqué mon hilarité, déçu par la qualité des groupes. Je retrouve mes camarades qui avaient préféré Gang Gang Dance à Sonic Youth. Personnellement réticent sur album, leur conviction et entrain sur le concert m'ont pleinement convaincu d'aller y jeter une oreille si j'ai la chance de recroiser le groupe à l'occasion.

Enfin El-P qui avait deux MC vraiment faibles et caricaturaux malgré un son original et a qui fait remuer les fesses de pratiquement tous mes camarades. Il fallait rester encore un peu pour profiter du lever de soleil sur la scène ATP pendant DJ Coco (programmateur du festival) qui passait les disques qu’il aimait. Autant des groupes de la prog que des classiques de Belle & Sebastian, Clash ou Smith… Pendant ce temps là les artistes du festival se congratulent  sur la scène en sautant partout

La rupture de stock des bières sonne le glas. On se dirige vers la sortie, des souvenirs plein la tête, My Bloody Valentine continuant de retentir quelque part dans mes oreilles en me promettant déjà de remettre ça dans un an.


Dimanche

Le festival était bien finit la veille. En ce dimanche, on se réjouit devant Plant & Animals et Klaus & Kinski. Mais l’attraction était Kimya Dawson qui a rassemblée 500 personnes dont un certain nombre de fans captivés par ses chansons à fleur de peau et ses histoires. Hélas, tout à fait hermétique à sa voix, sa musique et ses histoires, je laisse certains de mes camarades prendre un pied incommensurable en ayant la chanteuse d’une partie de la bande originale de Juno jouant pratiquement à même le sol. Le tout, dans une communion que j’avais rarement vu dans ma vie.

Mon dernier gros plaisir du week end fut à la soirée de clotûre de l'apolo en compagnie des électriques et barrés quebecquois Duchess Says, et leur chanteuse véritable furie à l’énergie communicante.



03/07/2009
La drogue ! et des bonne journées dans un vrai lit surtout (et du jus d'orange)
by Conrad


03/07/2009
Mais comment avez vous fait pour tenir, et avec le dimanche en bonus ?? Présent, et globalement d'accord avec les reviews, très bon The Pain, très bon Jason Lytle, aphex twin et squarepusher décevants, Yo la tengo et sonic youth classiques donc bons, ONEIDA magique... mais El P sympa pour cloturer ce festival. Merci pour le report
by pidj


25/06/2009
God bless the Jagermeister. Chouette review ;)
by playmobiiitch


24/06/2009
Pour Shearwwater, vu à Paris, je suis complètement d'accord avec toi... jusqu'à l'incongruité du batteur !
by Tahiti Bob


23/06/2009
Il a quand meme l'air enorme ce festival je crois que je me le ferais un jour.Ent tout cas super review.Bravo. Et que j'aurais aimé etre dans les 500 personnes devant Kimya Dawson.
by ramouch


23/06/2009
Allez, je la mets en bonus. Vendredi Je me lève en sueur et en panique, je regarde mon bras, le bracelet a disparu, mon mal de crâne non. Je vérifie mon portefeuille et la carte magnétique permettant l’entrée sur le site s’y trouve toujours. Il est midi, la journée commence mal. Je file au plus vite vers le Parc del Forum ou se déroule le festival, voir si je ne peux pas trouver quelqu’un à la billetterie. Je bafouille et en perd mon espagnol quand je rencontre le responsable de l’échange des billets. Il me croit, pense que je suis sincère mais est désolé, il ne peut rien faire, je n’ai pas contremarque, pas ma facture, et la seule preuve que j’ai n’est pas nominative. Afin de prouver ma bonne fois, il me demande de revenir avec tous mes copains. Je suis à moitié soulagé. Reviens vers 18h00, tombe sur lui et il me salue en me tendant un bracelet. L’angoisse de 6 heures de devoir gacher 130 € (billet 2 jours) retombe d’un coup et me donne de l’énergie pour la nuit entière. Je suis donc dans l’état d’aimer tous les concerts. J’ai donc adoré Sleepy Sun. Le groupe est déjà complètement défoncé. Mais le son est bon sur l’ATP, le concert est obscur, et le spectacle du groupe en train de planer sur leur son psyché est un spectacle assez incroyable. Court
by Ceibe


23/06/2009
C'était une excellente édition 2009. Bon résumé, bon goût, bon choix de concerts (j'ai quasiment fait les mêmes ah ah). Rdv en 2009 !
by Djibi


23/06/2009
très bon ! même si je connais pas tout, même si j'aimais bien l'histoire du bracelet...
by Jogging Vert



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